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Un squat de 130 Roms menacé d'expulsion à Villeurbanne

L'information n'est pas confirmée par la préfecture, mais le préfet pourrait convoquer la force publique dès demain, mardi 5 février au matin, afin d'expulser le squat de Roms au 34 de la rue Primat à Villeurbanne. "Nous y sommes passés il y a quinze jours, ils étaient 130 dont 54 enfants", précise le membre d'une association qui les suit.

Malgré les températures hivernales de ces derniers jours, l'ordonnance d'expulsion a été rendue par le juge au mois de décembre et le passage de plusieurs policiers ces derniers jours ne laisse que peu de doute sur l'issue des événements cette semaine.

"Les policiers sont passés vendredi"

"Les policiers sont passés vendredi, ils ont fermé le squat et contrôlé les papiers de tous le monde, précise notre contact. Ils leur ont proposé de prendre l'avion gratuitement pour rentrer en Roumanie, plus trente euros pour rentrer dans leur village. Mais aucun n'a accepté de rentrer en Roumanie", précise notre source.

Contactée sur le sujet, la préfecture affirme avoir réalisé le diagnostic prévu par la circulaire Valls/Dufflot d'août 2012. "La DDCS l'a réalisé la semaine du 20 janvier". Le préfet se serait engagé à reloger toutes les familles avec enfants de moins de trois ans. "Et les autres ? demande la présidente de l'association CLASSES, Gilberte Renard, contactée par Lyon capitale. Il y a des enfants de 4 et 5 ans qui vivent dans ce squat, je ne comprends pas qu'on les laisse dehors", regrette-t-elle.

Selon nos informations, certaines familles du squat de la rue Pirmat à Villeurbanne sont issues du campement du pont Kitchener, évacué le 18 novembre dernier à Lyon 2e et dont le gros des troupes est allé rejoindre un village mobile de demandeurs d'asile à Oullins jusqu'en mars.

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