N°23 : quand Houzelot manipulait les Noirs & les Arabes pour s'enrichir

Lorsque le CSA version Michel Boyon lance un appel à candidatures en octobre 2011 pour attribuer six nouveaux canaux sur la TNT gratuite, deux projets sont centrés sur « la diversité ». L’un, complètement bidon, initialement baptisé Tvous la Télédiversité (et qui deviendra Numéro 23), porté par Pascal Houzelot. L’autre, Urb TV, défendu par Radio Nova, Pierre Lescure, Luc Besson ou encore l’équipe du mensuel So Foot. On connaît la suite : Pascal Houzelot emporte l’adhésion du CSA, qui se sera bien démené –sur le devant de la scène comme en coulisses- pour faire aboutir ce projet ubuesque coûte que coûte. L’argent n’a peut-être pas d’odeur, mais aujourd’hui, on le sait, il a des couleurs.

Qu’est-ce qu’ils étaient beaux, les Arabes et les Noirs, lors de l’audition de TVous la Télédiversité, le 8 mars 2012 au CSA (voir ici). Assis aux premiers rangs, on remarque ainsi la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo ou encore l’humoriste Yassine Belattar. Celui-ci défendait le projet Urb TV… Mais le CSA intervient opportunément deux jours avant l’audition, soit le 6 mars 2012, pour que les deux projets « fusionnent » et en réalité Urb TV disparaîtra complètement dans ce qu’il faut bien qualifier, à ce stade, d’escroquerie intellectuelle.

Trafic d’influence au CSA

« Un Sage m’a dit : Vous avez la meilleure offre sur le plan éditorial, Houzelot le tour de table le plus solide financièrement, il faut vous entendre », confie aujourd’hui, amer, Yassine Belattar à nos confrères du Parisien. En fait de « tour de table solide », si effectivement Pascal Houzelot cite certains grands noms du CAC 40 avec des moulinets dans le but d’impressionner -François Pinault, Bernard Arnault, Xavier Niel ou Jean-Charles Naouri - certains d’entre-eux ne verseront que de petits pourboires puisque le capital de la chaîne s’élèvera en tout et pour tout à 11 K€… alors qu’elle devrait bientôt être revendue à Alain Weill… 90 millions d’euros !

Et ce n’est pas tout : une fois la fréquence accordée à Pascal Houzelot, le 27 mars 2012, le contenu d’Urb TV sera littéralement jeté à la poubelle, faute de… budget ! “Il (Pascal Houzelot) nous a reçus une semaine après pour nous dire qu’il n’avait pas l’argent nécessaire, contrairement à ce qu’il avait dit aux Sages, certains de ses prestigieux partenaires n’avaient pas mis un centime dans l’affaire, poursuit Yassine Belattar. Nous avons été utilisés ! Avec la vente de Numéro 23, je découvre que la diversité coûte 90 millions d’euros. Pour ma part, j’ai toujours pensé qu’elle n’avait pas de prix”.

Voyage au sein du cul-cul clan

Il y a bien un fait nouveau dans ce maelstrom : nous apprenons aujourd’hui, par une voix autorisée, que le CSA version Boyon est bien intervenu pour que les deux projets fusionnent. Mieux, un Sage a même joué les VRP de luxe au profit de Tvous la Télédiversité et pour que le projet Urb TV disparaisse à tout jamais dans les limbes, ce qui est évidemment illégal. Dans le dossier Tvous, tout était faux depuis le début, sauf, bien sûr, la promesse de revente. Qui était donc le missi dominici évoqué par Yassine Belattar ? Pour qui roulaient les Conseillers devenus conseilleurs, viciant ainsi, avant même que les auditions ne débutent, l’appel à candidatures ? Qui était le donneur d’ordres au-dessus du CSA ?

Personnellement, il y a longtemps que je me méfie des affirmations et des allégations de M. Houzelot et de son fameux “réseau”, à savoir les amis officiels, fêtards et tapageurs de “toutes les diversités et de tous les handicaps”, (lire notre édito), lesquels, très majoritairement blancs, avec des patronymes bien franchouillards, en parfaite santé physique et souvent encartés à l’UMP… ont surtout trouvé le bon filon pour s’enrichir à partir de ressources publiques, avec de larges complicités d’État. Difficile en effet de poser la moindre question sans être immédiatement taxé “d’homophobie”, de “racisme” ou de “populisme”. Enfin, ça c’était avant. Aujourd’hui, vu les enjeux financiers, les langues se délient.

Laissons le mot de la fin à Brice Hortefeux, lequel riait avec Jean-François Copé, en 2009, de sa propre “blague” : « Il en faut toujours un, quand y'en a un ça va, c'est quand y'en a beaucoup qu'y a des problèmes  ». Désopilant non ?Mais de qui parlait-il ? De “L’Arhab de service” bien sûr, comme l’écrit l’ancien Sage, à la page 186 de son récent livre, intitulé Pourquoi on ne vous voit plus ? En tout cas, Rachid Arhab, on le lit et on l’entend à nouveau (écouter ici). Et honnêtement : ça fait du bien.

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