Les salariés d'Erai en colère après le vote de la Région

Présents au Conseil Régional de ce lundi, les salariés d'Erai sont sortis scandalisés des délibérations. Les élus n'ont pas voté la reprise d'Erai par ARDI, seule instance qui se proposait de racheter les parts de l'association en liquidation. Les 117 salariés du sol français se retrouvent licenciés.

"Vous avez voté votre politique, pas nos emplois !" Les salariés d'Erai ressortent scandalisés de cette assemblée extraordinaire à l'Hôtel de Région ce lundi. Réunis pour voter la reprise des parts d'Erai par l'Agence Régionale pour le Développement et l'Innovation (ARDI), financée en partie la région. Non, ont voté la majorité des élus (FN, UDC et EELV).

"On est le jouet des élections !"

A la sortie de l'hémicycle, les salariés d'Erai se sont vivement entretenus avec Jérémy Thien, un des élus dont la famille politique (UDC) a voté contre l'offre de reprise par ARDI. "On est le jouet des élections ! On s'en souviendra pour les prochaines régionales !" L'élu UDC a tenté de se justifier, avant d'entretenir un clash verbal dans le hall de l'Hôtel de Région avec Philippe Reynaud (PS) et de se retirer : "On ne va pas se faire prendre en otages par les salariés et les caméras." Pour Jean-Louis Gagnaire, les salariés doivent s'en prendre à leur directeur général qui n'a pas assumé ses responsabilités.

117 postes sur le carreau

L'ARDI avait déposé une proposition de reprise d'ERAI, en redressement judiciaire depuis le 14 avril. L'association de conseil aux entreprises dispose de nombreuses filiales à l'étranger, ce qui porte son nombre de salariés à 214. Le projet de reprise présenté par ARDI concernait 118 contrats, avec la reprise des filiales au VietNam, Maroc et Turquie. En France, 57 postes sur 117 auraient pu être sauvés. Après le vote de ce matin, l'avenir de l'association repose désormais entre les mains du Tribunal de Grande Instance de Lyon, à l'occasion d'une audience fixée au 9 juin 2015.

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