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Bernard Rivalta © Tim Douet

2014-2020 : les projets pro-métro de Rivalta, épisode 3

Le président du Sytral a esquissé ce jeudi ce que serait son 3e mandat. Priorité est donnée au métro, avec un renouvellement du matériel roulant et un prolongement de la ligne B jusqu’aux hôpitaux sud. Autre projet évoqué : l’extension du T1 jusqu’à Mermoz ou l’hôpital Édouard-Herriot.

Fin de mandat au Sytral. Le président, Bernard Rivalta, présentait ce jeudi un budget primitif en recul de 3,6 % pour l’an prochain. Ce sont en particulier les investissements qui baisseront (de 15,4 %), preuve que le syndicat de transport attend son nouvel exécutif tiré des municipales pour s’engager sur de nouveaux projets. Comme l’a exprimé Michel Sangalli, le maire de Couzon-au-Mont-d’Or, "demain, les nouveaux élus vont partir sur des bases nouvelles".

Malgré la crise, les recettes vont progresser, que ce soit les recettes billetterie (219,2 millions d’euros, +2,6 %) ou le versement transport (272,7 millions, +2,9 %). Indicateur de bonne gestion, le ratio recettes/dépenses atteint 54,2 % – presque un record pour le Sytral. Comme l’a honnêtement expliqué le président Rivalta, ces bons comptes ont été acquis au long cours par une augmentation du taux de versement transport, le dynamisme économique de l’agglomération, une participation des collectivités locales désormais indexée sur l’inflation et une hausse continue des tarifs.

Rames allongées pour la ligne D, automatisation de la ligne B

Selon ses calculs, le prochain président, qui pourrait bien être le même, pourra réaliser un milliard d'investissements. Bien qu’il n’aura pas à battre campagne (l’élection ayant lieu au 3e degré), Bernard Rivalta a esquissé son programme 2014-2020. Sa priorité irait à la rénovation du matériel roulant sur les rails de métro, pour un montant de 400 millions d'euros. Les rames de la ligne B iraient sur la ligne A, pour "concentrer les mêmes problèmes sur la même ligne". Le métro B serait automatisé, avec de nouveaux véhicules. Deux nouveaux wagons seraient aussi accrochés aux rames du métro D, allongées. Après deux mandats surtout consacrés au développement du tram, le réseau métro se taillerait décidément la part du lion, puisque Bernard Rivalta songe à prolonger la ligne B vers les hôpitaux sud et l'Anneau des Sciences – un projet pour lequel des études vont être lancées très bientôt.

Rivalta raille le métro de Havard

Ce jeudi, le président du Sytral a sorti du chapeau l'extension du T1 (qui va arriver à Debourg en février), jusqu'à "Mermoz ou l'hôpital Édouard-Herriot". Ce projet viendrait desservir une zone blanche des TCL, le secteur Moulin-à-Vent/route de Vienne, et offrir une connexion avec la ligne T4. Il constituerait le prélude à la ligne circulaire A7 (Doua/Gratte-Ciel, Gerland), tant réclamée par l’écologiste Béatrice Vessiller. Enfin, le président du Sytral a réaffirmé sa volonté d'améliorer la ligne C3 par son passage en site propre plutôt que par la construction d'un tramway. "Si on développe les lignes circulaires, il faut arrêter de développer les lignes vers l'hypercentre", a-t-il philosophé. Pour bien montrer qu’il était aussi, à sa façon, en campagne contre Michel Havard, il a balayé le projet du candidat UMP de relier Saint-Paul à la Part-Dieu en métro, un chantier à "un milliard d'euros" selon lui – "Si on fait ça, ça veut dire qu'on fait rien d'autre dans le mandat". Il s'est aussi demandé où le chantier pourrait être organisé, considérant la taille de la base vie à Gerland pour le prolongement vers Oullins. "Il faut sortir des millions de mètres cubes par camions."

Dans un concert de louanges d’un comité syndical en crise de rivaltomania, Béatrice Vessiller a été la seule à esquisser un contre-programme : un tramway à la place des bus C3, l'amélioration du service de transport vers le campus de Bron par le T2, le lancement des lignes circulaires A7 et A8 (Vaulx-en-Velin/Vénissieux) et une desserte des hôpitaux sud en tramway.

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