Trois semaines après le lancement de la plateforme "Ça bloque ? On agit !", la Métropole de Lyon a dévoilé des premiers chiffres de participation. Plus de 1700 personnes ont signalé des problèmes liés à la voirie.
La Métropole de Lyon avait annoncé son lancement le 9 juin au cours d'une grande conférence de presse consacrée à présenter son "plan d'action" pour faire face à ce que Véronique Sarselli appelait alors la "crise des mobilités". Ce lundi 22 juin, en marge du conseil métropolitain, la collectivité a présenté les premiers chiffres de la plateforme collaborative "Ça bloque ? On agit !".
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Plus de 1700 contributions ont été enregistrées sur la plateforme qui sera ouverte jusqu'au 31 juillet et qui a pour but de permettre à tous les Grand lyonnais de faire "remonter tout problème constaté sur la voirie lié à des aménagements récents". Depuis début juin, 11 000 personnes ont visité le site, principalement pour s'exprimer sur les conflits entre usagers (26,7%) et les embouteillages (23,1%).
68% des signalements à Lyon
"La sécurité apparaît comme un enjeu majeur puisque 78,2 % des signalements évoquent une problématique de sécurité" complète également la Métropole de Lyon dans son communiqué de presse. Parmi les secteurs les plus concernés, la ville de Lyon concentre la majeure partie des signalements avec 68,4%, et plus particulièrement les 3e et 8e arrondissements avec respectivement 233 et 174 contributions. Enfin, les contributions font état de difficultés rencontrées par les automobilistes à 69,7%, les cyclistes à 61,4% et les piétons à 42,9%.
"Les contributions recueillies alimenteront la future cartographie métropolitaine des points de blocage et contribueront à la priorisation des actions correctives" explique également la Métropole de Lyon tout en affirmant que de premières actions ont déjà été engagées, comme "la régulation de certains carrefours et axes identifiés comme particulièrement congestionnés, ainsi que l’analyse des accès aux parkings du centre-ville."
Lors du conseil métropolitain de ce lundi 22 juin, Véronique Sarselli a également présenté son "plan d'action pour rééquilibrer les déplacements et restaurer le partage de l'espace public". Un vaste plan qui doit, en s'appuyant sur les retours des habitants, des communes, des professionnels et des usagers, "permettre une adaptation progressive des aménagements lorsque leur fonctionnement ou leurs effets nécessitent des ajustements."
Un "audit express" doit notamment être réalisé en interne au sein de la collectivité afin de dresser "avant l'été" une cartographie des principaux points bloquants de l’agglomération.

Marc Bloch, un historien dans la Résistance