Alors que le thermomètre franchit localement la barre des 40°C dans la région, le Rhône reste placé en vigilance orange par Météo-France. Voici pourquoi.
Voir le mercure frôler les 40°C ne signifie pas automatiquement qu'un département bascule en vigilance rouge. Ce mardi, seuls l'Allier et le Puy-de-Dôme sont placés au plus haut niveau d'alerte en Auvergne-Rhône-Alpes, tandis que le Rhône reste en vigilance orange. Une différence qui ne s'explique pas uniquement par les températures.
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Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas de température nationale à partir de laquelle un département passe en rouge. Météo-France s'appuie sur des seuils biométéorologiques propres à chaque territoire, définis selon le climat local et les impacts observés sur la santé. Ces seuils prennent en compte les températures de jour mais aussi celles de la nuit.
Des seuils propres à chaque département
Dans le Rhône, la situation de canicule est considérée comme atteinte à partir d'une moyenne de 34°C le jour et 20°C la nuit sur plusieurs jours. Dans le Puy-de-Dôme, les seuils sont plus bas : 34°C le jour et 19°C la nuit pendant au moins trois jours consécutifs. Cette différence peut paraître minime, mais elle reflète l'adaptation des territoires à la chaleur. Une nuit à 20°C est plus fréquente dans la vallée du Rhône que sur les plateaux auvergnats. Les critères d'alerte sont donc ajustés aux réalités locales.
Mais le dépassement de ces valeurs ne suffit pas à lui seul à déclencher la vigilance rouge. Celle-ci est réservée aux épisodes jugés exceptionnels, susceptibles d'avoir des conséquences sanitaires majeures sur l'ensemble de la population. Dans l'Allier et le Puy-de-Dôme, Météo-France anticipe des températures pouvant atteindre 41°C et des niveaux proches, voire supérieurs, à certains records historiques. La durée de l'épisode et les températures nocturnes particulièrement élevées renforcent également le caractère exceptionnel de la situation.
Dans le Rhône, malgré des températures comparables, l'épisode reste davantage dans les ordres de grandeur déjà observés lors des fortes canicules récentes. La vallée du Rhône est aussi plus habituée aux épisodes de chaleur intense, ce qui explique des seuils de référence plus élevés.
Autrement dit, deux départements peuvent enregistrer des températures proches, voire supérieures à 40°C, sans être classés au même niveau d'alerte. La vigilance rouge est réservée aux situations jugées exceptionnelles, avec un risque majeur pour l'ensemble de la population.
