Fin du blocage à Lyon 2 : le mouvement s'essouffle

Par La Rédaction
Posté le 10/12/2007  à 19:28 |   10 réactions|
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Une semaine de présence policière aux portes de l'université Lyon 2 aura eu raison des baricades (voir vidéo).

Lundi 10 décembre, les étudiants mobilisés contre la loi Pécresse, réunis en AG, ont renoncé au blocge. Avec 400 personnes réunis sur le campus de Bron et 100 sur les quais, les étudiants ne pouvaient que constater un net recul de la mobilisation. "La répression contre le mouvement orchestré par la présidence ne sont plus tenables, surtout depuis l'arrestation de deux étudiants syndicalistes. L'heure est à la recherche d'alternatives aux blocages", explique John Martin, membre de SUD-Etudiant. Les grèvistes réclamment notamment des créneaux banalisés et des locaux pour organiser des manifestations et des débats. Tout dépendra de la présidence qui, après avoir accepté l'organisation de ces AG, semblent ouvertes au dialogue.

Fin du blocage à Lyon 2 : le mouvement s'essouffle
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VOS REACTIONS
10

BRAVO l'UNEF !
vous avez réussi à étouffer le mouvement en coopérant avec la présidence, vous avez ainsi condamné les grévistes à se faire péter la gueule par les flics et la fac a être débloquée par la force !BRAVOOOO!
Elsa, tu peux l'afficher fièrement, ton petit sourire sardonique !

Signaler un abus | le 10/12/2007  à 21:31 | Posté par  Anonyme  

Le mouvement étudiant est loin d'être fini, il prend juste une autre forme. La fin du blocage ne signifie pas la fin de la contestation, celle-ci doit se faire par des moyens plus intelligents que l'affrontement direct avec les forces de l'ordre.
Face à un gouvernement aussi répréssif que celui actuellement en place, il faut être plus intelligent que l'adversaire. Ce n'est qu'en diffusant massivement nos idées pour une université meilleure que le mouvement vivra!!!! Alors tous dans les AG et tous dans la rue!!!! Exprimons-nous!!!!

Signaler un abus | le 10/12/2007  à 22:09 | Posté par  Anonyme  

Le mouvement est en perte de vitesse en ce moment, c'est clair, mais le retrait de l'Unef n'en est pas la cause principale. L'Unef a pris la mobilisation en cours de route et l'a lâchée quelques semaines plus tard. Finalement l'Unef n'aura été qu'un épisode de cette mobilisation. Le véritable problème vient de la stratégie de répression mise en place dans toutes les facs avec la collaboration des présidents d'universités. Le scénario est à chaque fois le même : organisation d'une pseudo-consultation des étudiants par la présidence, proclamation du déblocage, envoi des CRS sur les étudiants qui contestent la validité du scrutin. A Lyon, après s'être pris des coups de matraque toute la semaine passée, forcément on y réfléchit à deux fois avant d'essayer à nouveau d'appliquer la décision de l'assemblée générale. Surtout après que deux de nos camarades ont été été passés à tabac sous les yeux du président Journès (http://fr.youtube.com/watch?v=M4Tmsx7aVLgetfeature=related) puis inculpés pour violence sur des CRS... Faut-il se satisfaire de cet état de fait ? Quel est ce pays où l'on réprime les mouvements sociaux par la violence tandis que Kadhafi est reçu avec les honneurs de la République ? Quoi qu'il en soit, le blocage n'était qu'un moyen et non une fin. Nous restons plus que jamais déterminés à lutter pour l'abrogation de cette loi injuste.

Signaler un abus | le 10/12/2007  à 22:37 | Posté par  john  

À l'appel du collectif " Sauvons l'Université ! " (SLU), l'assemblée générale inter-universitaire du 8 décembre a rassemblé plus de 250 personnes [1] dans les locaux de Paris 7 : c'est un succès qui témoigne de la mobilisation et de l'attente des personnels de l'université.

Le collectif SLU a rappelé tout d'abord qu'il a travaillé depuis le début en complémentarité avec Sauvons la Recherche (SLR) et avec les syndicats. Cette convergence a abouti à la journée d'action unitaire du jeudi 6 décembre contre la loi LRU et à l'entrevue entre le directeur de cabinet de Valérie Pécresse et une délégation composée de représentants de l'intersyndicale et des 2 collectifs pour la remise d'un mémorandum en 10 points (voir compte rendu ).
Des débats animés se sont engagés et focalisés sur deux points : l'organisation du mouvement des personnels mobilisés, les modalités d'actions.

* Organisation du mouvement.

- L'AG a voté, à l'initiative de certains personnels en grève de Paris 3 et Paris 10 (entre autres), en faveur d'une Coordination nationale des personnels mobilisés. Cette coordination comprendra de 1 à 3 représentant.es par établissement (si possible avec représentation des enseignant.es chercheur.es, personnels administratifs et techniques et doctorant.es). La première réunion de la coordination se tiendra samedi 15 décembre dans les locaux de Paris III. Les détails pratiques de l'organisation de cette coordination seront disponibles sur la liste coord-u(arobase)ras.eu.org. Pour s'inscrire à cette liste : coord-univ-request(arobase)ras.eu.org.

- Tout en se félicitant de la création de cette coordination, le collectif SLU a de son côté appelé à la mise en place de structures plus souples, sous forme de comités locaux du mouvement SLU — certains existent déjà — afin d'amplifier sur chaque campus la mobilisation, et de créer des espaces de réflexion sur les contre-propositions à la loi.

- L'AG a insisté sur le caractère non concurrentiel de la coordination et des mouvements (SLU, SLR, syndicats), qui tous conservent naturellement leur autonomie. SLU entend en particulier enrichir son site de toutes les réflexions et propositions d'actions des collègues syndiqués ou non, membres de la coordination nationale ou non. Pour adresser des informations et suggestions : postmaster(arobase)sauvonsluniversite.com.

* Modalités d'actions.

Un certain nombre de propositions d'actions ont été approuvées par l'AG : qu'elles soient comprises comme autant de possibilités devant être déclinées selon les situations locales.

- Mise en place d'un vote interne dans chaque université à l'attention de tous les personnels sur la question : " Etes-vous pour ou contre l'application de la loi LRU " ?

- Actions relevant de la " grève du zèle ", c'est-à-dire d'une application scrupuleuse de nos charges. Exemples : demande systématique des textes de lois nous obligeant ou nous autorisant à faire telle ou telle démarche ; envoi systématique de nos relevés de notes en recommandé au seul rectorat pour accord. En arguant du fait que dans la nouvelle loi, la note servant non seulement à évaluer le travail d'un étudiant, mais à mesurer les taux de réussite des universités et par là même à décider du montant des financements accordés, la décision échappe en grande part à la compétence du seul enseignant.

- Action à construire en collaboration avec SLR, praticien de la démarche : inviter à une démission collective des directeurs d'UFR et d'équipes de recherche.

- Faire en sorte que les C.A. ne votent pas les nouveaux statuts, quand c'est encore possible.

- Concernant l'évaluation des laboratoires en cours : relayer nationalement par une lettre aux experts de l'AERES [2] pour expliquer notre désaccord avec les critères d'évaluation (car ces critères seront importants dans la modulation des services).

- Concernant les maquettes LMD, établir une action au niveau national contre la destruction des formations disciplinaires et la mise en place d'enseignements professionnalisants au rabais.

- Actions médiatiques multiples :

o Appel à tous les chercheurs et universitaires qui parlent dans les médias pour qu'ils s'expriment contre la LRU ; diffusion de ce mot d'ordre par nos réseaux.

o Par tous les abonnés du journal Le Monde, envoi d'une lettre de protestation motivée par la non-couverture de l'inquiétude de la communauté universitaire dans les colonnes du quotidien.

o Signature électronique automatique de nos mails par une formule du type " enseignant-chercheur en colère / contre la loi LRU "

o Décision d'une journée d'action et de grève mardi 11 décembre 2007 (jour fixé en accord avec celui que décidera la coordination étudiante réunie ce week-end).

- Propositions du SNESUP :

o une journée d'action pour le vendredi 14 décembre, et, la semaine suivante, pour le mercredi 19 décembre (l'idée étant de changer de jour pour que ce ne soient pas toujours les mêmes qui fassent grève).

o Début janvier, une manifestation nationale unitaire, en accord avec les projets de SLR et des autres syndicats.

o Utiliser le mémorandum qui a été remis à la ministre.

- D'autres propositions d'actions et de mobilisations seront recueillies et diffusées régulièrement sur le site de SLU .

En conclusion, l'A.G. appelle les collègues à poursuivre et à étendre leur mobilisation, y compris sous des formes nouvelles, et exprime le vœu que SLU continue son travail en liaison avec SLR, les syndicats et la nouvelle Coordination nationale.

Signaler un abus | le 11/12/2007  à 09:24 | Posté par  Compte-rendu de l'assemblée générale inter-universitaire du 8 décembre  

Comme bien souvcent, les journalistes de non investigation de Lyon Capitule se contentent de copier-coller les titres de la presse nationale qui se contente elle-même de répercuter ce que leurs propriétaires et annonceurs leur demandent de penser à propos du monde. ici, Lyon Capitule, qui n'a pas du interroger beaucoup d'étudiants, et encore moins d'enseignants ou de chercheurs, nous annonce la fin d'un mouvement dont la plupart des acteurs sont d'accord pour dire qu'il ne fait que commencer avec l'engagement des enseignants et des chercheurs qui prennent le relai des étudiants. Merci à Lyon Capitule de nous démontrer une fois de plus son incapacité à réaliser des investigations sérieuses et son parti-pri qui consiste à pisser dans le sens du vent et du sens commun le plus plat. Encore des journalistes formés à Sciences Po par Olivier Ihl aux techniques de gestion de l'opinion, ou au CELSA aux techniques de respect des pouvoirs établis ?

Signaler un abus | le 11/12/2007  à 09:33 | Posté par  Lyon Capitule  

Il y a plus de 18000 signataires de la pétition contre la LRU lancée par Sauvons la recherche. Il y a environ 3000 signataires de la pétition contre la LRU lancée par Sauvons l'université. Il y a eu une AG nationale ce samedi à Paris, avec 250 délégués de presque toutes les universités de France, qui ont réaffirmé leur opposition radicale à la loi LRU et ont engagé un nouveau mouvement d'action en soutient aux étudiants. Mais Lyon Capitale, comme Libé et le Quotidien Vespéral des Marché soutiennent que "le mouvement s'essouffle". Messieurs les censeurs : bonsoir !

Signaler un abus | le 11/12/2007  à 11:11 | Posté par  Sauvons la Recherche  

18 000 sur 2,2 millions, qu'est ce que c'est ? Si le chiffre peut parraittre significatif de façon brut, rapporté à la masse, il représente bien peu. A quand la dictature de la minorité ... cela vient déjà d'être le cas dans les Universités durant près d'un mois, espérons que ça n'aille pas plus loin. S'exprimer, c'est bien, avoir des convictions, c'est bien, mais respecter la démocratie et la liberté d'autrui (oui, la liberté), c'est mieux !

Signaler un abus | le 11/12/2007  à 11:31 | Posté par  Hors du temps  

Voici un texte paru sur Sauvons l'université, qui remet les choses à leur place en ce qui concerne la "démocratie" :

Texte proposé pour publication aux journaux "Le Monde" et "Libération" et refusé (7 décembre)

 

En tant qu'helléniste et en tant que citoyen, je suis interpellé ces derniers temps par une surenchère de la partie modérément conservatrice de notre société sur le thème de la démocratie. Le terme est employé partout et par tout le monde, dans la rue, dans la presse et, singulièrement, dans les journaux télévisés. En ce qui concerne mon milieu professionnel, l'Université, la revendication démocratique prend un aspect qui me paraît particulièrement paradoxal : des groupes de pression, sous forme de collectifs d'étudiants et d'enseignants, se sont formés un peu partout en France pour exiger l'organisation par les administrations des Universités de scrutins à bulletin secret portant sur le mode de mobilisation de la communauté estudiantine. L'argument principal invoqué en faveur de ce mode opératoire est son caractère éminemment démocratique. Le-voici clairement et scientifiquement formulé par l'un des syndicats des personnels de mon Université : " (...) la seule procédure connue et légitime est le vote à bulletin secret. Le vote, rappelons-le, est un mode d'expression individuel sous forme de droit légitime (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789), permettant à un groupe de personnes de prendre une décision qui les engage collectivement. Les décisions sont prises à la majorité, à l'intérieur d'une communauté d'électeurs inscrits sur des listes officielles. Au cours du XIXe puis du XXe siècle, en même temps que se consolidait la démocratie politique, se sont peu à peu établies les bases du suffrage universel et du secret du vote, garanti par l'usage de l'isoloir. Ce type de vote permet d'empêcher les pressions sur les votants. Les bulletins anonymes sont déposés dans une urne pour être dépouillés et comptabilisés une fois le vote terminé. Le dépouillement se fait en public et sous les yeux des assesseurs, afin d'éviter les fraudes. " [1]

En effet, cela tombe sous le sens : " Curieux démocrates ! ", ironisait un journaliste de France Inter, en commentant une décision de la Coordination nationale étudiante de Tours condamnant les votes à bulletin secret.

Je voudrais pour ma part rappeler une autre évidence, peut-être moins évidente pour certains : la démocratie, " pouvoir du peuple ", telle qu'elle était pratiquée à Athènes, au Ve siècle avant notre ère, était fondée sur la " liberté de langage et d'opinion " exercée par " tout citoyen qui le souhaitait ", au sein d'un organe collectif souverain, l'Assemblée du peuple (Ecclésia toû dèmou). Liberté d'y participer ou non, absence de quorum (sauf en quelques rares occasions), et vote à main levée sont les caractéristiques les plus importantes de cette instance délibérative. La logique du système est simple : l'assemblée du peuple ne représente personne ; elle est le peuple en action. C'est ce qui fait la différence entre une démocratie et une république. Dans une démocratie, le peuple exerce le pouvoir par son implication directe et quasi permanente. Dans une république, il le délègue librement, par les moyens invoqués dans l'extrait cité plus haut. Après la Révolution de 1789, et surtout pendant les premières décennies du XIXe siècle, il y eut en France un vif débat théorique où les deux régimes furent systématiquement comparés, sans jamais être confondus. La conclusion fut alors que l'hyperactivité politique des Anciens n'était pas du goût des Modernes, qui préféraient, eux, jouir de leur propriété et vivre tranquilles, loin des tracas de la politique, une fois qu'ils avaient élu leurs représentants. Il va de soi que, pour jouir de sa propriété, il faut en avoir une, et que, par conséquent, la France qui pensait ainsi était la " France d'en haut ". Mais il est tout aussi vrai que, malheureusement, on n'a pas trouvé mieux que la république depuis. Deux siècles se sont écoulés, pendant lesquels des " doses " de plus en plus importantes de démocratie furent injectées dans le mode de fonctionnement formel ou informel de la République. Ce fut le résultat de " luttes ", " acquis sociaux " et autres abominations que la pensée unique actuelle tente de discréditer. Mais je croyais naïvement que cette question-là, la question de la démocratie, était résolue. Que nous étions tous conscients de vivre dans une république, par ailleurs exemplaire pour le bon fonctionnement de ses institutions (ayant passé les premières années de ma vie dans la Grèce des colonels, je peux en témoigner), mais pas dans une démocratie ! Je croyais que par " démocratie ", nous entendions les différentes " libertés " déviantes, certes, par rapport au système représentatif, mais toujours tolérées, comme des garde-fous officieux, non institutionnels, de nos institutions.

Parmi les petites folies démocratiques tolérées jusqu'ici par notre république, les fameuses AG des étudiants. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'urne devant la tribune qu'elles sont moins démocratiques que d'autres. Elles ne sont pas moins démocratiques que d'autres parce qu'elles seraient moins représentatives ; une fois de plus, je n'ai jamais vu de Khmer rouge garder les portes de nos amphis pour empêcher les opposants à la grève de s'y introduire. En revanche, j'ai vu souvent des étudiants, toujours minoritaires, occupés à leurs jeux vidéo le temps que les débats finissent, pour enfin voter " non " aux piquets de grève. Et j'ai vu aussi autre chose : j'ai vu que, au plus fort du mouvement, tous les jours, le Ministère comptait soigneusement les facs bloquées. Non pas celles qui débattent, qui revendiquent ou qui contestent la loi LRU, mais celles qui sont bloquées. Alors, oui, je suis solidaire des étudiants en lutte. Parce que je pense que le texte voté en août dernier est un mauvais texte et que, malheureusement, c'est là le seul moyen de le dire de façon audible. Les étudiants qui occupent leurs Universités ne sont pas tous des gauchistes écervelés, ils sont pour la plupart inquiets de leur avenir et de l'avenir du pays ; et ils n'ont pas tort. Je ne fais pas d'angélisme, je sais bien que des pressions peuvent s'exercer au sein des AG, que des méthodes dilatoires alourdissent l'atmosphère des amphis et que les garanties sont médiocres, mais, enfin, une fois de plus, on n'a pas trouvé mieux ! Les " consultations " à bulletin secret organisées par nous, leurs aînés, leurs profs et souvent leurs mentors, sans débat préalable, avec la consigne implicite et parfois explicite de voter contre le blocage, ne sont ni plus démocratiques que leurs votes à main levée, ni plus impartiales, ni plus légitimes. Elles sont juste des résurgences intempestives du vieux débat dix-neuvièmiste dont je parlais plus haut. Indépendamment des circonstances actuelles, il me paraît donc urgent d'affirmer la légitimité des Assemblées générales des étudiants et de défendre cet espace de démocratie contre les attaques incessantes du discours dominant, dont certains de mes collègues et, malheureusement, certains étudiants se font les porte-parole.

Pour l'anecdote : les inventeurs de la démocratie n'ignoraient pas les " urnes " ; ils s'en servaient dans les tribunaux, ainsi que pour le seul vote à bulletin secret qu'ils eurent l'idée d'organiser au sein de l'Assemblée, celui qui portait sur l'ostracisme, expulsion arbitraire (sans délibération), de citoyens jugés dangereux pour le régime démocratique. Or, ces scrutins parfaitement conformes à nos standards sont les seuls votes de cette époque sur lesquels pèse un soupçon de fraude ou de tentative de fraude électorale : en 1937, un archéologue américain a découvert dans un puits au pied de l'Acropole 190 ostraca (tessons de vase servant de bulletins de vote) où le nom de Thémistocle avait été gravé par seulement 14 mains différentes...

Charalampos ORFANOS, MCF, Département de langues et littératures anciennes, Université de Toulouse II - Le Mirail

[1] " Bulletin secret ? ", texte du SGEN-CFDT paru sur le site Internet de l'Université de Toulouse II - Le Mirail (http://www.univ-tlse2.fr/, Espace " Expression libre sur le mouvement LRU ").

Signaler un abus | le 11/12/2007  à 15:29 | Posté par  Sauvons l'université  

salut alex c t moi ds le tram .dommage kon ai vu kune militante de l unef parler a la tribune . par contre bon plan d accroche je trouve meme si je sai pa ce ke t en pense mais commencé par montrer des etudiant ki rentre en fac donc en en cour pui l affiche de l'ag et enfin les 400 sa aurait pas mal komme intro enfin je sais pas ce ke t en pense . mais c facile de dire j aurais fai ci ou sa sur le terrain i fo agir et on peut pa perdre de tem. bon ba a plus ta mon mail ciao

Signaler un abus | le 14/12/2007  à 14:01 | Posté par  anthony du tram  

COORDINATION NATIONALE DES PERSONNELS DES UNIVERSITES

Contre le démantèlement de la Fonction publique
Pour l'abrogation de la loi sur les universités (LRU)
Tous en grève et dans la rue le 24 janvier !

À l'université, comme dans l'ensemble de la fonction publique, les conditions de
vie et de travail n'ont cessé de se dégrader depuis des années. Comme celui de
l'ensemble des fonctionnaires, le pouvoir d'achat des personnels de l'université
a reculé de 7%. Les récentes réformes ont accru la quantité de travail et la
masse des tâches bureaucratiques. Les personnels Biatoss, qui souffrent de
salaires indécents et prennent de plein fouet l'augmentation du coût de la vie,
subissent aussi cet accroissement des tâches. Dans de nombreux secteurs les
manques sont comblés par des nuées de contrats précaires. Dans ces conditions,
l'Université est de moins en moins capable de remplir ses missions de service
public. En 2008, pour la première fois depuis 15 ans, aucun poste
d'enseignant-chercheur ne sera créé. Nous serons donc en grève et dans la rue le
24 janvier pour manifester haut et fort nos revendications et notre opposition à
une politique de régression sociale généralisée.

C'est dans ce cadre général que s'inscrit notre opposition déterminée à la loi
Pécresse (" libertés et responsabilités des universités ", LRU). Cette loi
permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des
intérêts privés qui, par leur présence accrue dans les conseils, influenceront
forcément le contenu des cours et de la recherche. Les universités auront ainsi
moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables et seront
gérées comme des entreprises :
-Mise en concurrence des universités et des personnels,
-Précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires,
-Concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration réduits et
dans les mains du président de l'université. Les enseignants-chercheurs ne
seront plus recrutés par leurs pairs, contrairement à l'usage de tous les pays
démocratiques.
-L'augmentation du budget annoncée par la Ministre et le Président Sarkozy
n'est qu'un trompe l'oeil dénoncé par la presse elle-même

Nous exigeons l'abrogation de la LRU et nous nous prononçons
-Pour un vrai droit à l'éducation et à la formation pour tous
-Pour la défense des statuts des personnels d'université, pour la
titularisation des personnels précaires
-Contre la privatisation de l'université publique et la politique de pénurie
budgétaire, pour l'augmentation des aides sociales étudiantes et la construction
de logements sociaux.
-Pour un vrai débat sur l'enseignement supérieur, qui ne se réduise pas à une
commission en trompe-l'œil constituée de personnes à priori favorables à la
politique du gouvernement.

24 Janvier 2008 Grève et manifestation
RV Local
Manifestation nationale à Paris contre la loi LRU
Le samedi 9 Février 2008
réunissant étudiants, personnels, parents, lycéens

Signaler un abus | le 18/01/2008  à 21:05 | Posté par  Sauvons l'université  

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Posté par  nonmaiscepaspourdire | le 26/05/2012 08:57
Pour être crédible ce brûlot doit concerner tous les hommes politiques, indemnités, fascinations, amitiés, connivences, réseaux..... à qui le tour ? sinon, il ne s'agit...
Posté par  Sophie_Lyon | le 26/05/2012 08:21
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