Nancy-Villeurbanne (53-69) : L'ASVEL comme à la maison

La fameuse phrase de Mark Twain s'applique à merveille à la victoire remportée par l'Asvel sur le parquet nancéen. Invaincu à domicile en play-offs depuis quatre ans et douze matches, Nancy était logiquement réputé imbattable dans son antre. D'ailleurs, l'Asvel en était à 8 défaites d'affilée dans un Palais des Sports de Gentilly tout de blanc vêtu, comme un pied de nez à l'opération 'Tous en Vert' en vogue à l'Astroballe. Bref, si on ajoute à cela, les doutes quant à la présence de Laurent Foirest, finalement bien là malgré un coup au mollet, l'affaire semblait mal engagée. Dans la peau du chevalier noir, avec ses maillots de la même couleur, l'équipe de Vincent Collet avait pourtant décidé de forcer le destin. L'Asvel entrait dans le match sans temps mort face à des nancéens timorés (4-0 d'entrée). En face, seul le géant nigérian Akingbala (6 points, 6 rebonds en 6 minutes) tenait la baraque, causant quelques tourments défensifs à un Ali Traoré qui répondait heureusement en attaque. Dans ce début de match dévolu aux intérieurs, les deux équipes se neutralisaient notamment par leur indigence à trois points. Et l'Asvel, toujours devant, peinait à prendre le large, maintenant un écart de 4-5 points pendant la majeure partie des deux premiers quart-temps (20-18 à la fin du premier, 32-28 à la mi-temps).

17-2

Au retour des vestiaires, la rencontre changeait de visage avec deux équipes très en rythme, dont l'efficacité déclenchait une avalanche de points. Sur un alley-oop de Lamay Wilson assorti d'une faute de Jeanneau, Nancy recollait même rapidement à 1 point. Euphoriques, les frères Greer, Ricardo (par deux fois) et Jeff, enquillaient trois tirs à 3 pts d'affilée pour répondre à une torpille longue distance de l'Amiral Sy : 40-37 pour Nancy et le sentiment fugace que la digue asvelienne s'apprêtait à céder sous les coups de boutoir des shooteurs nancéens. Il n'en était rien. L'étincelle nancéenne n'était qu'un feu de paille : à cheval sur les troisièmes et quatrièmes quart-temps, les Villeurbannais, emmenés par un Laurent Foirest au four et au moulin (11 points à 3/6 à 3pts, 5 rebonds, 5 passes) et un Ali Traoré saignant (16 points), passaient un 17-2 cinglant aux Lorrains. Sans doute Nancy s'était-il trop persuadé qu'il pourrait revenir quoi qu'il arrive. Au lieu de cela, le duel tournait à la correction : les Nancéens ne parvenaient même pas à inscrire le moindre point dans les sept premières minutes du quatrième quart. L'affaire était pliée et le match allait mourir de sa belle mort, comme le double inversé du final épique du match 1 à l'Astroballe. Récupérant l'avantage du terrain perdu au match aller (mais en est-ce encore un ?), l'Asvel devra gagner à domicile pour voir Bercy et jouer le titre. Certains diront que le plus dur est fait, d'autres qu'il reste à faire. Dans cette série, on ne saurait dire...

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Le patron de Serfim, Guy Mathiolon, est très présent dans le sport lyonnais. Son groupe de travaux publics et des métiers de l’environnement aide financièrement le Lou, Lyon Asvel Féminin et le Sporting Club de Lyon (Lyon Duchère AS).
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