Omar Lamiri

Boxe : Omar Lamiri, entre détermination et ambitions

Le champion de France 2013 des poids coq Omar Lamiri défie le Lillois Hassan Azaouagh, ce vendredi 6 décembre, à la Maison des sports de Villeurbanne, dans le cadre d’une belle soirée pugilistique (quatre combats pro).

Il n’a cessé de l’encourager, quitte à le pousser dans ses derniers retranchements. Lors de notre venue, un soir de semaine, au Club pugilistique villeurbannais (CPV), l’heure n’était pas à la rigolade. Si Fayçal Omrani, l’entraîneur d’Omar Lamiri, n’a rien d’un gros dur, il aime par-dessus tout voir ses boxeurs se surpasser. Alors, à quelques jours de la défense de son titre de champion de France des poids coq (acquis le 4 juillet dernier), Omar Lamiri donne de sa personne.

Sur le ring, le jeune homme fait face à un sparring partner qui ne se prive pas pour le faire cravacher. Fayçal Omrani apprécie de voir son poulain ne pas ménager ses efforts. Et croit en ses chances de succès : “Omar est un boxeur rapide, il a de grosses qualités physiques, confie-t-il. Il a toutes les armes pour battre Azaouagh.” Et d’annoncer : “C’est du 60/40. Omar est champion en titre, il est favori.”

“Je vais gagner !”

De nature calme et discrète dans la vie civile, Omar change de personnalité dès qu’il endosse son habit de boxeur. “Je ne fais pas de la boxe pour faire de la figuration mais bel et bien pour gagner des trophées”, assure-t-il tout sourire. À défaut d’évoquer ses qualités de boxeur – “je préfère laisser les observateurs me juger” –, cet employé de banque clame haut et fort ses ambitions : “Je vais gagner ce combat. Je dois prouver que c’est moi le roi des poids coq. Cette ceinture, je veux la garder.”

Présent lors de cette séance intense, le père d’Omar préfère se montrer prudent : “Il s’est bien entraîné. Maintenant, on verra bien comment ça va se passer vendredi.” M. Lamiri dit être fier de voir son fils revêtir ses gants de boxe. Mais, par pudeur, il préfère laisser parler Omar, qui ne prive pas de lui rendre hommage : “Vous savez, sans mon père, je n’en serais pas là. Il m’a toujours soutenu.”

Ce vendredi, Omar Lamiri pourra une nouvelle fois compter sur le soutien de sa famille. Mais son entraîneur, Fayçal Omrani, manquera lui à l’appel : “Omar sera épaulé par tout mon staff, car je suis en Côte-d’Ivoire avec Michel Soro [super welters] qui désormais va boxer uniquement à l’étranger, plus précisément aux États-Unis.”
Avant de pouvoir un jour imiter son partenaire du CPV, Omar Lamiri souhaite dans un premier temps se faire un nom sur le sol français. Une victoire face à Hassan Azaouagh y contribuerait forcément…

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