LFP - OL : Jean-Michel Aulas victime d’un "putsch" manqué

C'est une pièce peu banale, rapportée par notre site internet olympique-et-lyonnais.com, qui s'est jouée ce mercredi à la Ligue de football professionnel (LFP). Au centre de la scène, Jean-Michel Aulas, cible des petits clubs, qui a évité de peu d'être évincé du conseil d'administration de la Ligue.

Ce mercredi, l'assemblée générale de la LFP était chargée d'élire son nouveau conseil d'administration pour trouver un successeur à Frédéric Thiriez à la présidence de l'instance du football professionnel en France. Tout semblait sur les rails. Le syndicat "Premiere ligue", qui compte en son sein la majorité des écuries de ligue 1, avait choisi ses huit candidats : PSG, Monaco, OL, Bordeaux, Lille, Nice, Toulouse et Angers. C'était sans compter la volonté de l'autre syndicat du football français l'UCPF, qui regroupe la plupart des clubs de Ligue 2 ainsi que Dijon, Metz et Guingamp en ligue 1. Le syndicat appuyé par les présidents de Lorient, Bastia, Montpellier, Rennes et Caen a proposé une autre alternative. Leur liste : Paris, Monaco, Lorient, Guingamp, Rennes, Montpellier, Dijon et Caen.

La fine manoeuvre de Jean-Michel Aulas

Point d'Aulas à l'horizon donc. Fin tacticien, le président de l'OL décide alors en compagnie de treize membres du syndicat Premiere Ligue de quitter la salle du CA. Un choix qui a fait basculer la donne puisque leur absence au moment du vote a empêché le déroulement des élections puisque le quorum (le pourcentage des personnes présentes) était en deçà du minimum requis (57,71 % contre 57,25 % hier).

De son côté, Jean-Michel Aulas a dénoncé un putsch : "Avec le syndicat Première Ligue qui regroupe les gros clubs représentant 80 % du pouvoir économique de la Ligue, nous ne souhaitions pas que cette élection ait lieu aujourd’hui. Les clubs répartis dans deux syndicats ne s’entendaient pas. La nuit dernière, des clubs ont changé de syndicat pour des raisons essentiellement électoralistes. Il y a eu une sorte de putsch des autres clubs pour s’accaparer la gouvernance".

En fond, la répartition des droits TV

Sur le fond, les plus petits clubs critiquent le président lyonnais et sa volonté de réserver les droits TV aux clubs les plus fortunés quand eux réclament une répartition plus égalitaire. "Sa candidature n’a pas été retenue. Le PSG et Monaco ont donné davantage d’assurances dans leur capacité à permettre une redistribution plus équitable des droits de télévision", a expliqué Bertrand Desplat, le président de l'EA Guingamp, dans L’Équipe. Il est vrai que la manne financière est importante puisque pour la période 2016/2020 ces droits représentent 748,5 millions d'euros par an pour la Ligue 1 et de la Ligue 2.

Malgré cette tentative de renversement, Jean-Michel Aulas se veut magnanime et prône le dialogue : "On va de nouveau convoquer un collège des clubs de L1 pour le 11 novembre prochain pour discuter entre nous et construire un conseil d’administration équilibré. Il y aura une négociation pour éviter un affrontement et pour un regroupement des deux syndicats. Je vais m’engager pour essayer de trouver une solution consensuelle et ne pas attendre le 11 novembre." D'ici là, la Ligue n'aura pas de conseil d’administration jusqu'au 11 novembre prochain.

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