Equitation, Coupe du monde : "On ne veut pas d’un Equita bis"

Alors que le salon du cheval lyonnais, Equita Lyon, bat son plein à Eurexpo, les regards se tournent déjà vers les finales des Coupes du monde de dressage et de saut d’obstacles qui se tiendront à Lyon, en avril prochain. Sylvie Robert, présidente d’Equita’Lyon et responsable de l’évènement lève en partie le voile sur ce qu’elle estime être "une nouvelle vitrine internationale pour GL Events".

Lyon Capitale : L’équipe d’Equita s’est vu confier l’organisation des finales des Coupes du monde de dressage et saut d’obstacle qui auront lieu à Lyon en avril 2014. En quoi est-elle plus légitime qu’une autre pour préparer cet évènement ?

Sylvie Robert : Equita existe depuis 19 ans et est une étape Coupe du monde reconnue, autant en obstacle qu’en dressage, depuis de nombreuses années. Nous avions déjà déposé un dossier de candidature en 2008 pour accueillir les finales de 2010, 2011 ou 2012, mais nous n’avions pas été retenus à l’époque. Peut-être étions-nous trop jeunes. Je n’aime pas comparer Equita à d’autres rendez-vous équestres et je ne le ferai pas, mais aujourd’hui, nous avons l’expérience et le professionnalisme d’un grand groupe comme GL Events à qui appartient l’évènement, pour assumer ces finales Coupe du monde. Une première en France !

Concrètement, est-ce que ces finales vont reprendre la forme du salon que l’on connait ?

Non. On ne veut surtout pas faire un Equita bis. Ça restera toutefois un très gros rendez-vous avec des exposants. La carrière de concours actuelle occupera l’intégralité du hall 4. La capacité de spectateurs en tribunes passera de 6.000 à 9.000 personnes. Nous monterons également une autre grande piste sur laquelle nous comptons accueillir des épreuves amateurs et « clubs ». Le but est de faire un évènement aussi fort internationalement que régionalement. Nous sommes extrêmement satisfaits de voir que le public répond d’ores et déjà présent puisque la billetterie pour les épreuves d’avril que nous avons ouverte est prise d’assaut.

Peut-on imaginer l’organisation d’un concours complet indoor comme on en voit de plus en plus souvent ?

Nous y avions songé mais a priori cela ne se fera pas en avril 2014. Peut-être pour l’édition d’Equita l’année prochaine mais là encore, rien n’est arrêté. En tout cas nous y réfléchissons et le projet est dans les tuyaux.

Cette édition 2013 d’Equita est également signée par un partenariat avec Longines, qui est devenu le sponsor officiel de la coupe du monde de saut d’obstacles en remplacement de Rolex, évincé. On dit la marque omniprésente et très exigeante dans son rôle de partenaire…

Rolex et Longines sont deux maisons très différentes. Nous étions heureux de notre partenariat avec Rolex. La FEI a choisi de poursuivre avec Longines, et nous nous en réjouissons. La marque a doublé les dotations dans les épreuves et investit énormément d’argent dans notre secteur. Ces maisons de luxe qui continuent dans une période économique morose à investir dans notre milieu ont une exigence très forte certes, mais c’est normal. Il y a énormément d’argent en jeu. Pour les finales Coupe du monde, on parle de 1,5 million d’euros de dotations. Nous apprenons à nous connaître mais nous œuvrons ensemble avec un très grand professionnalisme et parlons d'une même voix.

Vous parlez de professionnalisme, d’exigence… Vous ne regrettez pas l’époque où Equita était un salon plus petit, plus local, plus familial ?

Non, pas du tout. Nous offrons maintenant un salon très pro, très carré qui nous permet désormais d'accueillir la finale Coupe du monde. Ce sera une magnifique vitrine pour le groupe GL Events au même titre que le SIRAH* (Salon mondial de la restauration et de l’hôtellerie)

Hasard du calendrier, le gouvernement vient d’annoncer le passage de la TVA dans la filière équestre de 7 à 20 % à partir du 1er janvier, de quoi animer les conversations dans les travées du salon.

C’est un drame cette TVA ! C’est un drame pour les éleveurs, les centres équestres, les pratiquants… Il y a très peu de structures qui font 13 points de marge et qui pourront absorber cette augmentation sans peine. Même si nous, organisateurs, ne sommes pas touchés par cette hausse, nous compatissons et sommes de tout cœur avec ceux qui vont pâtir de cette augmentation.

Sur les réseaux sociaux, des groupes hostiles à la taxe à 20 % appelaient à des actions fortes pour exprimer leur mécontentement, notamment en bloquant l’accès au salon. Vous redoutez de telles actions ?

Heureusement, un rassemblement des professionnels devant l’entrée du salon ce vendredi matin a été privilégié. Nous maintenons la discussion avec les représentants des groupes et nous les accueillons à l’entrée du salon avec une réelle bienveillance, afin qu’ils puissent informer le public, distribuer leurs tracts ou faire signer des pétitions. Je maintiens en revanche un message de vigilance pour que ces actions ne dégénèrent pas, notamment avec certains appels sur les réseaux sociaux qui pourraient déraper rapidement.

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