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EHPAD trop chers, soignants mal reconnus : les défis de la loi Grand âge et autonomie

La pandémie de Covid-19 devrait largement impacter la loi "Grand âge et autonomie" promise par Emmanuel Macron, dans son calendrier comme son contenu. Dans le Rhône, plusieurs élus pointent des prix trop élevés pour les résidents et leur familles, mais aussi un manque de valorisation des soignants. Si l'esprit de ce texte sera axé sur le maintien à domicile des personnes âgées, la principale inconnue demeure le financement de ces mesures. Une difficulté sur laquelle ont buté les gouvernements successifs.

En France, le prix médian mensuel d’un EHPAD privé est de 3 138 euros, contre 2 461 dans le privé non lucratif et 2 319 dans le public*. À Paris, certains montent à 7 500 euros. Mais ces différences de tarifs s’expliqueraient surtout par le prix du foncier. “Les EHPAD publics et commerciaux ont globalement des implantations géographiques et des époques de construction différentes, selon la CNSA. Les EHPAD commerciaux sont majoritairement implantés dans des zones urbaines où le prix du foncier est plus élevé.” “Les EHPAD publics sont souvent installés dans des bâtiments construits avec l’aide d’organismes publics, comme l’Opac dans le Rhône, sur des terrains de collectivités territoriales”, ajoute Bernard Perrut. La seconde justification à ces tarifs plus élevés serait liée à un positionnement plus haut de gamme sur l’aspect hôtelier, et non sur le soin. “Les établissements mettent en avant le confort des infrastructures, la modernité, la présence d’équipements high-tech, observe Valentine Trépied, auteure d’une thèse sur la vieillesse et la dépendance à l’EHESS en 2015. Ils mettent en scène la prise en charge pour trancher avec l’image du mouroir. Mais cette modernité, comme le fait d’avoir un joli jardin, de jolies chambres, a un coût.”

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