Quand la bande dessinée se fait en direct

L'envoyé spécial du Monde au festival Lyon BD s'est demandé comment ce petit nouveau dans le genre (le festival fête sa 10e année, quand Angoulême a passé la quarantaine) s'est fait "une place au soleil". Réponse : le festival a su "sortir du triptyque dédicaces-expositions-rencontres", et "proposer un ­contenu qui soit à la fois original et pertinent", en mettant l'accent "sur la participation des auteurs en tant… qu’auteurs précisément. Comprenez que des histoires et des planches leur sont « commandées », avant ou pendant l’événement. Ces contributions deviennent ensuite des expositions ou des livres. La bande dessinée a l’avantage d’être un outil léger : « Il ne viendrait jamais à l’idée d’un festival de cinéma de demander à des réalisateurs de faire des films qui seraient projetés pendant la manifestation », indique ­Mathieu Diez, le directeur de Lyon BD."

"Une avancée sociale"

Et apparemment, le journaliste du Monde a été convaincu, saluant "une demi-dizaine de créations « exclusives » et de plutôt bonne tenue. Boulet, dessinateur et blogueur à succès, s’est ainsi immergé pendant une semaine dans le tout nouveau Musée des confluences, afin de dessiner des squelettes de dinosaures et écouter les commentaires des visiteurs. L’auteur lyonnais Jibé a, lui, été invité en résidence artistique pendant un mois au Musée ­gallo-romain de la ville."

Et le Monde de saluer aussi le modèle économique du festival : "Tous les contributeurs ont été naturellement payés pour ce travail, un cinquième du budget de Lyon BD (200 000 euros) ayant été investi cette année en matière de création. Ne parlons pas de révolution. Juste d’une avancée sociale dans un milieu où la gratuité est notoirement de mise. En règle générale, un seul auteur est rémunéré sur un festival : celui qui réalise l’affiche. Et encore… Combien en ont dessiné contre des queues de cerise ou pour l’amour de l’art ?"

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