Qui sera adjoint au maire de Lyon ?

Avant l'élection du bureau des adjoints vendredi 21 mars, tour d'horizon des personnalités qui devraient compter dans la prochaine équipe municipale lyonnaise.

Vendredi 21 mars, le conseil municipal de Lyon élira son maire et le bureau, c'est-à-dire le collège des adjoints. Mais les différentes délégations ne seront entérinées qu'au conseil municipal du 31 mars. "Nous avons donc un peu de temps devant nous. Gérard Collomb n'a pas souhaité anticiper sur la répartition des postes d'adjoints avant le second tour des élections. Il n'y a aucune hypothèse pour le moment ; tout est ouvert" assurait Jean-François Lanneluc, directeur de cabinet du maire, dimanche soir. Les consultations devaient débuter dès lundi matin, mais l'on peut d'ores et déjà imaginer les contours de cette future équipe.

Si Gérard Collomb a présenté aux électeurs des équipes largement renouvelées, il devrait confirmer plusieurs adjoints sortants à leurs postes. Bluffé par les résultats du premier tour, le maire les interprète comme un véritable plébiscite de son bilan. Alors pourquoi changer une équipe qui gagne ? Selon ce principe sportif, plusieurs adjoints devraient garder leur délégation ; d'ailleurs, désormais titillé par des ambitions nationales, Collomb doit pouvoir s'appuyer sur une équipe solide, éprouvée, au Conseil municipal.

Jean-Louis Touraine restera premier adjoint à la tête d'une délégation aux contours redéfinis. Les déplacements urbains et "les relations entre la mairie centrale et les mairies d'arrondissement" pourraient faire partie de ses missions. Yves Fournel devrait poursuivre son action à la tête de la délégation petite enfance et vie scolaire. "Il y a autant à faire sur le prochain mandat, sinon plus ! Le budget d'investissement dans les écoles sera en hausse de 50 %, pour anticiper l'accroissement démographique. Il y a du travail ; tout a été anticipé. C'est prêt !" assure l'adjoint.

Gilles Buna confirme qu'il devrait garder la délégation à l'urbanisme et Thierry Braillard est prêt à rempiler au sport. De son côté, Jean-Michel Daclin a refusé la délégation à la Culture que lui proposait Collomb il y a trois mois. On devrait le retrouver à la tête d'une même délégation "rayonnement international" aux périmètres redéfinis, incluant davantage le secteur économique, que brigue également Richard Brumm.

Daclin pourrait fonctionner en binôme avec Hubert Julien-Laferrière, à moins que l'ancien maire du 9e arrondissement se voit attribuer une délégation aux grands événements. Enfin, le communiste Louis Lévêque pourrait être maintenu au logement, tandis qu'Evelyne Haguenauer se dit "tout à fait partante, s'il y a quelques aménagements" pour faire un second mandat auprès des personnes âgées. Sylvie Guillaume (affaires sociales) et Evelyne Carret (insertion par l'économie) devraient toutes deux conserver une délégation.

Les hypothèses
Si tous ces adjoints sortants sont confirmés, les hommes auront du mal à obtenir d'autres postes - on parle encore de Jean-Yves Sécheresse aux droits et Gérard Claisse à la démocratie locale - car Gérard Collomb est tenu par la loi de proposer la moitié des postes d'adjoints à des femmes : sans doute 11 pour les hommes, 10 pour les femmes. Cette obligation paritaire pourrait pousser Collomb à nommer Najat Vallaud-Belkacem adjointe à la culture, si cette dernière, frappée par le cumul, renonce à son mandat régional. Mais le maire hésiterait toujours avec Nadine Gelas et son directeur de campagne, élu dans le 3e, le chirurgien Georges Képénékian.

Parmi les femmes qui pourraient obtenir une délégation, les plus citées sont Heidi Giovacchini ("oui, pourquoi pas !" commente la candidate dans le 6e), Marie-Thérèse Rabatel, et la Modem Anne-Sophie Condemine qui pourrait s'occuper "d'innovation et prospective". Deux élues Verts (sur les quatre que devrait obtenir le groupe) pourraient se voir confier une délégation, sans doute Guylaine Gouzou-Testud et Mireille Roy plutôt que Pascale Bonniel-Chalier si Gérard Collomb privilégie les plus fidèles à sa personne.

D'autres paramètres sont encore à prendre en compte, et notamment la règle que souhaite imposer Gérard Collomb de non cumul d'un poste d'adjoint au maire et de vice-président du Grand-Lyon. Plusieurs élus n'ont pas renoncé à faire changer d'avis Collomb sur ce point. Car après les négociations autour de la répartition des postes d'adjoints à la mairie de Lyon, se profile une autre bataille, plus complexe, celle de la composition du bureau du Grand Lyon.

Trois des adjoints sortants ne se sont pas présentés aux élections et laissent donc de fait leur délégation : il s'agit de Patrice Béghain (culture et patrimoine), Pierre-Alain Muet (développement économique) et Yvon Deschamps (finances).

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