Les Verts dans la ville rose

Premier parti à ouvrir ses universités d'été, à faire sa rentrée politique.

Une rentrée écolo-people. A Toulouse vont se retrouver Dominique Voynet, Noël Mamère, Alain Lipietz, Yves Cochet et autres grosses légumes bio. Mais aussi les trublions de service : Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas Hulot. Objectif : voir s'il est possible de réunir au sein du même panier toute la biodiversité de l'écologie politique, à l'occasion des élections européennes. Une liste rassembleuse, ouverte à des représentants d'ONG, et dont les Verts ne seraient qu'une des composantes. C'est que la partie n'est pas gagnée. Avec le système des " grandes régions " européennes, il faut souvent plus de 7 % de voix pour espérer un seul élu. Dans la région Rhône-Alpes+PACA+Corse, le seul eurodéputé vert sortant est Jean-Luc Bennhamias. Pas de chance, depuis, il a rejoint le rangs du Modem. Pour le meilleur et pour le pire.
Réforme du parti. Eternel serpent de mer. De rustinage de statuts à la remise en cause existentielle, les journées d'été sont toujours l'occasion d'un vaste exercice de thérapie de groupe. Comme d'habitude l'heure est grave. Il s'agit de construire une force politique plus crédible, capable de résiter à ce que tous dénoncent comme une arnaque même ceux qui y avaient cru : le Grenelle de l'Environnement. Les Verts se cherchent un deuxième âge. Après le temps de la dénonciation des problèmes, celui de la capacité à agir dessus.
Combien de lyonnais seront présents à Toulouse. Difficile de le dire. Etienne Tête oui. Bruno Charles non. Gilles Buna ? Pour autant la rentrée politiques des verts rhodaniens ne s'annonce pas de tout repos. Après la victoire de Collomb ils sortent renforcés avec 16 élus, 9 conseillers municipaux, 5 adjoints. Mais leurs voix se sont noyées dans la campagne du maire sortant, elles ont été inaudibles. C'est donc maintenant qu'ils vont se faire entendre, deuxième groupe politique de la majorité après le PS. Grand Stade, TOP, A45, les sujets polémiques ne manquent pas. Il vont pourtant s'en créer un de plus : les transports en commun. A la fois trop chers et pas assez ambitieux, il y a de grande chances que les élus écolos fassent monter la pression dans les pneus. Encore une occasion d'aller tirer les moustaches de leur vieux matou irrascible préféré : Bernard Rivalta, les président du syndicat des transports.

Pierre Gandonnière

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