Région Rhône-Alpes-Auvergne

Jean-Jack Queyranne : “La future région est sur les rails”

Le président du conseil régional a annoncé ce jeudi en conférence de presse la tenue d’une réunion conjointe des deux assemblées régionales, d’Auvergne et de Rhône-Alpes.

Les conseils régionaux d'Auvergne et de Rhône-Alpes tiendront une réunion conjointe, le lundi 29 juin à 15h. Les deux assemblées siégeront dans leurs locaux respectifs et communiqueront grâce à la vidéoconférence. "C'est une première en France. Nous sommes la future région la plus avancée dans la fusion", a déclaré Jean-Jack Queyranne.

Durant cette assemblée, le temps de parole sera partagé entre les partis politiques, en fonction de leur représentativité. Les groupes communs aux deux régions se partageront le temps de parole de manière égale, à l'exception du Front de gauche et du Front national, qui ne sont présents actuellement que dans le conseil rhônalpin. Pour exemple, le Parti socialiste, présent dans les deux régions, partagera son temps de parole de façon équitable entre les membres du conseil régional d'Auvergne et ceux du conseil régional de Rhône-Alpes.

“Nous devons prévoir un nouveau cadre administratif, budgétaire et politique”

Pendant la réunion, la question du choix de l'emplacement du chef-lieu de cette nouvelle entité sera discutée. Si, pour le moment, le choix de Lyon a été établi par décret, il faudra que les élus s'entendent sur ce point. Selon Jean-Jack Queyranne, "il ne devrait pas y avoir de débat quant au choix du chef-lieu, tout le monde semble d'accord pour que ce soit Lyon".

Une nouvelle entité qu'il va falloir créer au plus vite, sans oublier les élections à venir. "Il faut que la nouvelle collectivité prenne place au 1er janvier, même si le budget 2016 pourra être voté jusqu'au 31 mars. En ce sens, nos équipes font conjointement un important travail administratif. Nous devons prévoir un nouveau cadre administratif, budgétaire et politique", a poursuivi l'actuel président du conseil rhônalpin.

Les deux régions vont créer un Giec régional

Dans ce sens, les deux régions se sont déjà entendues sur la création d'une bourse à l'emploi commune au sein de la nouvelle entité. Autre rapprochement, les deux régions se sont accordées sur la création d'un Giec (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) régional. Il lui sera demandé de "formuler des mesures d'atténuation du changement climatique pouvant être mises en œuvre dans le cadre de politiques publiques régionales", a indiqué Jean-Jack Queyranne.

Deux scientifiques issus des deux régions ont été nommés : Pascal Carrere, directeur de l'unité de recherche sur l'écosystème prairial (Urep) à l'Inra de Clermont-Ferrand, et Thierry Lebel, directeur du laboratoire d'études des transferts en hydrologie et environnement de Grenoble. Une réunion de lancement sera organisée mi-juillet.

“Au niveau de la région, nous maintiendrons les agents en place”

Si la nouvelle région n'est pas encore en place, elle fait évidemment débat. De nombreux syndicats s'inquiètent de l'avenir des fonctionnaires quand certains services vont devoir fusionner. Sur ce point, Jean-Jack Queyranne s'est voulu rassurant : "Il faut distinguer les agents de l'Etat et ceux de la Région. Au niveau de la Région, nous maintiendrons les agents en place, et il me paraît évident que l'Etat doit faire de même. Mais, concernant ces derniers, ce sera le Gouvernement qui décidera, pas nous." Ce sera par exemple le cas des rectorats, car, pour Jean-Jack Queyranne, "il est pratiquement certain que les trois rectorats seront maintenus".

Ce jeudi midi, Jean-Jack Queyranne s'est aussi voulu confiant concernant la répartition des pouvoirs entre Auvergne et Rhône-Alpes : "L'union ne se fera pas au détriment de l'Auvergne. Tout ne sera pas concentré à Lyon. Par exemple, la direction régionale chargée de l'agriculture sera basée à Clermont-Ferrand.”

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