Havard veut les PV des conseils d'école

Michel Havard (UMP) demande au Rectorat de lui transmettre "les 166 procès-verbaux des conseils d'école" dans les meilleurs délais afin de vérifier lui-même le décompte.

L'affaire des rythmes scolaires prend un tour politique ce vendredi soir à Lyon. Michel Havard, patron du groupe UMP et apparentés au conseil municipal de Lyon, demande au rectorat de lui transmettre les 166 procès-verbaux des conseils d'école dans les meilleurs délais. Devant les "faux chiffres de la Ville de Lyon communiqués le 6 juin", suivis des "faux chiffres du Rectorat communiqués le 26 juin au matin (...) et rectifiés ensuite", l'opposant politique à Gérard Collomb conclut a "un incroyable cafouillage municipal et de l’Etat". Il dénonce les méthodes des instances locales de l’Éducation nationale qui "après avoir validé la décision de la ville sans vérification", ont "procédé à un recomptage postérieur, erroné dans sa première communication et rectifié ensuite. Cette méthode est pour le moins surprenante", juge Michel Havard.

"Un certain nombre de suspicions existent encore"

De plus, l'ancien député estime que Gérard Collomb bénéficie à ce jour d'"une majorité relative – et non qualifiée – de 80 "pour" et 79 "contre"" et dénonce "un certain nombre de suspicions" qui "existent encore : écoles sans détail des votes, écoles groupées alors même qu’il s’agit de deux entités juridiques différentes, modalités de vote peu orthodoxes et différant d’une école à l’autre (bulletin secret, main levée)".

Il envisage de lancer une fois les PV transmis "toutes les procédures juridiques" qui lui permettront de déterminer le résultat réel de la consultation et il affirme que face à de telles situations "les Recteurs n’ont pas la même appréciation et leurs décisions divergent" dans d'autres villes de France.

1 commentaire
  1. stivostine69 - 28 juin 2014

    Dans un pays 'normal' cela fait longtemps que les PV auraient du être publié, car d'une part le législateur a bien affirmé le caractère public des données (affichage sur les portes des établissements) et d'autre part on est a l'heure de l'open data.Mais nous ne sommes plus dans un pays normal, depuis 2ans on a vraiment l'impression d'avoir basculé dans 1984, ou les mots n'ont plus aucun sens (chaque jour un nouvel exemple) et ou les regles élémentaires sont bafouées par nos elites décadentes.

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