Gollnish : "On a jeté de l'argent par les fenêtres"

SERIE DU LUNDI - Nous lançons ce lundi un nouveau rendez-vous politique. Ces prochaines semaines, nous allons revenir sur le bilan de Jean-Jack Queyranne à la Région : ses réalisations, ses succès, ses échecs, ses occasions manquées, selon les candidats au scrutin de mars. Premier à intervenir : Bruno Gollnish, tête de liste FN.

"Je retiens en positif la façon de présider de Jean-Jack Queyranne. C'est un homme courtois, respectueux des droits de l'opposition. Il est aussi patient avec ses partenaires Verts. Il a convenablement géré les lycées en en rénovant certains et en construisant d'autres. Il a aussi augmenté les crédits pour la recherche d'énergies propres.

Je suis en revanche plus sévère sur les dépenses du conseil régional qui ont cru considérablement. Au moment de son élection, Queyranne s'était engagé à ne pas augmenter les impôts. Or la fiscalité indirecte (par exemple la part régionale de la taxe intérieure sur les produits pétroliers) a progressé de 50 % et la fiscalité directe de 41 %. Avec un montant de deux milliards d'euros, l'emprunt atteint un niveau considérable. Il faut savoir que les intérêts de la dette ont été multipliés par cinq depuis 2004. Pour une famille de cinq personnes, elle s'élève à 1040 euros contre 431 il y a six ans. Il a par exemple opéré un saupoudrage des subventions vers des associations dont l'utilité n'est pas avérée. C'est une forme de clientélisme envers des organisations proches politiquement. Sur l'international, on ne mène pas des actions ciblées et on jette de l'argent par les fenêtres. On a par exemple donné trois millions d'euros pour aider les Sénégalais à mesurer leur rejet de carbone".

  • A suivre : Philippe Meirieu (Europe Ecologie), lundi prochain sur lyoncapitale.fr

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