Après 38 ans de privatisation, l’eau potable du Grand Lyon s’apprête à basculer vers un mode de gestion publique. En décembre prochain, les élus écologistes vont voter le passage en régie de l’eau. L’occasion de faire le point sur les enjeux de cette transition © Antoine Merlet
Article payant

Gestion publique de l’eau à Lyon : ça coule de source pour les Verts

Après 38 ans de privatisation, l’eau potable du Grand Lyon s’apprête à basculer vers un mode de gestion publique. En décembre prochain, les élus écologistes vont voter le passage en régie de l’eau. L’occasion de faire le point sur les enjeux de cette transition.

La majorité écologiste de la Métropole se prépare à tenir l’un de ses principaux engagements de campagne. Le conseil métropolitain du Grand Lyon du 14 décembre doit acter le passage en gestion publique de l’eau, autrement dit mettre en place une régie. C’est la première fois depuis 1986 que l’exécutif métropolitain affiche des positions ouvertement pro-régie et semble déterminé à les mettre en œuvre.

Le choix du futur mode de gestion de l’eau devait, initialement, incomber à la précédente majorité élue à la Métropole de Lyon. Selon le contrat de 8 ans finalisé avec Veolia en 2014 et entré en vigueur en 2015, la décision devait être prise en 2019. Cette année-là, un groupe de travail réunissant les représentants des groupes politiques élus a entamé une réflexion sur l’avenir de l’eau lyonnaise mais David Kimelfeld, alors président de la Métropole, a décidé en novembre 2019 de reporter la décision.

Jean-Paul Colin, vice-président en charge de l’eau potable sous la précédente mandature, explique ce choix par l’incapacité du groupe de travail à trouver un accord satisfaisant. “Nous avons eu une bonne vingtaine de réunions avec différents politiques et membres extérieurs, pour travailler sur la réflexion, à savoir régie, régie partielle, régie totale ou DSP (délégation de service public). À la suite de quoi, certains élus étaient favorables à la régie, d’autres beaucoup moins, d’autres pas du tout, cela a créé une tendance délicate, du moins politiquement, et le président a décidé de surseoir la décision et de la reporter à après les élections”, se remémore-t-il. David Kimelfeld explique également ce renvoi par des raisons démocratiques : “Nous ne pouvions pas décider sans savoir si la majorité allait rester la même ou pas.”

Il vous reste 89 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonnés
OU
Abonnez-vous

Laisser un commentaire

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut