Faut-il en finir avec le PS ? Sylvie Guillaume répond (1/5)

Que nenni ! Les querelles intestines ont redoublé. Fiasco des européennes, guerre de phrases assassines, des cadres qui se prennent pour des incendiaires, la vie du PS est un peu devenue un soap opéra. A Lyon, nous n'échappons pas à la règle. Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, n'a pas manqué une occasion en 2009 pour rajouter de l'huile sur le feu. Il a contesté l'ordre des listes pour les européennes avant d'avouer qu'il voterait PS "avec difficulté". A quelques semaines de l'université du PS à La Rochelle, l'avenir du parti socialiste paraît bien compromis. Toute la semaine, un élu socialiste répond à la question : faut-il en finir avec le PS ?

Ce mardi : Sylvie Guillaume, député européenne et adjointe à la ville de Lyon. Elle est aussi membre du conseil national du PS.

"Il ne faut pas se poser cette question mais plutôt se demander comment on peut retravailler et vivre ensemble. Savoir si l'on doit tuer le PS à la hache, à la serpe ou au pistolet ne m'intéresse pas. Je veux juste que l'on revive sereinement. Il faut arrêter avec les égos des uns et des autres. Nous avons souffert et il serait temps de regarder devant et de laisser le passé et les intérêts particuliers de côté. Le moment est venu de faire du fond et de ne plus parler avec des mots qui n'ont plus de sens. Fixons des idées. Cela aiderait lors des élections d'avoir des références tangibles. Pendant la campagne européenne, sur certains sujets, un candidat disait une chose et un autre affirmait le contraire. Dans une famille, il y a aussi des gens que l'on déteste et nous ne sommes pas toujours obligé d'être d'accord sur tout mais j'aimerais que l'on sache au moins ce que l'on défend collectivement. Si nous en sommes là, c'est notre faute à nous tous. Dire que ce n'est que la faute de Martine Aubry, c'est trop facile. Sur le langage, elle n'est pas exempte de tous reproches mais elle doit prendre part à la rénovation du parti. Mais il ne faut pas tout lui mettre sur le dos. On peut craindre que la situation s'aggrave, que certains profitent de l'université d'été de La Rochelle pour tout faire exploser. Je ne parierai pas sur l'intelligence collective. Je pense que ce serait plutôt le moment de se calmer. Ceux qui parlent par petites phrases, je ne comprend pas leur objectif. Des fois, c'est drôle mais je me demande s'ils veulent se placer ou s'ils désirent boire le calice jusqu'à la lie. Je ne connais qu'une bonne solution pour sortir de cette période : se mettre au travail. C'est basique mais la méthode a déjà fait ses preuves".

Propos recueillis par Paul Terra

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