Bruno Bonnel
© Tim Douet

Démission de Collomb : “Il n'y a pas de crise de régime”, selon Bonnell 

Le député LREM de Villeurbanne réfute l'hypothèse d'une crise politique générée par la démission du ministre de l'Inétrieur. Pour lui, Gérard Collomb revient à Lyon pour sauver sa ville de la droite-extrême.

Lyon Capitale : Gérard Collomb déstabilise-t-il l'action du gouvernement en démissionnant malgré le refus initial d'Emmanuel Macron ?

Bruno Bonnell : J'ai appris la nouvelle dans l'hémicycle. C'est inattendu, mais pas fâcheux. Gérard Collomb a toujours dit qu'il voulait revenir à Lyon et il le fait. Il ne faut ni banaliser ni “benalliser” cette démission. Dans les heures qui viennent un nouveau ministre de l'Intérieur sera nommé. En attendant, la maison est tenue. Nous ne sommes donc pas dans une crise de régime. Surtout que son envie de revenir à Lyon n'est pas une surprise. À Lyon, nous connaissons Gérard Collomb, nous savons que quand il prend une décision, il l'assume. Il suit sa route. Emmanuel Macron et lui sont des hommes politiques, ils gèrent leurs priorités et leurs égos. C'est un événement sérieux du quinquennat mais un nouveau chapitre va s'ouvrir.

Gérard Collomb a eu des propos durs sur l'action du gouvernement. Cette démission ne masque-t-elle pas une fracture ?

Gérard Collomb a des urgences lyonnaises à gérer. Laurent Wauquiez à travers ses lieutenants tout comme Marion Maréchal-Le Pen tentent de faire tomber le berceau de la Macronie qu'est Lyon. Nous avons besoin d'un défenseur fort pour ce territoire. Gérard Collomb reste dans la philosophie de La République en Marche et d'Emmanuel Macron, il sera toujours un sage de notre parti. Il sera plus utile d'ailleurs à apporter sa vision politique plus large qu'au ministère de l'Intérieur où il était dans un silo. Il va retrouver le rôle qu'il avait pendant la campagne présidentielle.

à lire également
David Kimelfeld engrange de nouveaux soutiens avec l’annonce, ce jeudi, d’un partenariat avec les élus du groupe Synergies. Le nouveau mode de scrutin affaiblit leurs poids politique mais permet au président de la métropole de s’appuyer sur des élus bien ancrés sur l’une des circonscriptions les plus indécises.
d'heure en heure
d'heure en heure


derniers commentaires
Faire défiler vers le haut