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Danielle Lebail : "mettre Michel Mercier en ballotage, ce serait déjà une grande victoire"

INTERVIEW - Le Front de Gauche présente un candidat dans chaque canton renouvelable du département les 20 et 27 mars prochains. Objectifs : participer à faire tomber la droite à la tête du Conseil général depuis plus de vingt ans et devenir incontournable dans le paysage politique départemental. Explications de Danielle Lebail, secrétaire départementale du parti communiste et candidate du Front de Gauche face à Michel Mercier dans le canton de Thizy.

- Lyon capitale : combien comptez-vous actuellement de conseillers généraux du Front de Gauche élus au Conseil général du Rhône ?

- Danielle Lebail : il y a en a trois. Martial Passi du canton de Givors, qui est renouvelable, Marie-Christine Burricand du canton Vénissieux-Sud et Christian Falconnet de Vénissieux-Nord.

- LC : Combien espérez-vous obtenir d'élus à l'issue de ces élections ?

- DL : On espère quand même en gagner au moins un. Là où en pense qu'on a le plus de chance, c'est à dire dans le canton d'Irigny. C'est un canton difficile, mais on a un jeune maire qui fait une bonne campagne dynamique, installée.

- LC : Quelle est votre stratégie pour parvenir à faire la différence ?

- DL : Nous proposons aux électeurs de voter pour des hommes et des femmes identifiés sur leur canton. Des hommes et des femmes qui sont ancrés dans leur territoire, qui mènent des batailles en local depuis longtemps, reconnus comme militants, associatifs, syndicalistes, politiques, etc. A Irigny, c'est Serge Tarrasioux, maire de Pierre-Bénite qui a déjà été candidat aux législatives et qui est très bien installé dans son canton. Sur la Croix-Rousse, c'est Aline Guitard, militante du quartier, connue et reconnue depuis longtemps. La stratégie du Front de Gauche, c'est celle du rassemblement et de l'élargissement du rassemblement bien au-delà de nos partis respectifs.

- LC : Quels sont les objectifs principaux du Front de Gauche pour ces élections cantonales ?

- DL : Les objectifs du Front de Gauche, c'est premièrement de battre la droite. Nous voulons être de la force qui participe à mettre la droite K.O. C'est-à-dire : permettre aux gens qui ont en marre de cette politique d'utiliser ce bulletin de vote pour dire leur colère, mais aussi de rendre le Front de Gauche, et les élus communistes, incontournables dans le département. On travail pour que le score soit le plus élevé possible.

- LC : Quels cantons visez-vous plus spécialement et pour quelles raisons ?

- DL : Il y a des cantons difficiles pour le Front de Gauche. A Givors, on n'espère pas l'emporter, on espère simplement garder et faire réélire Martial Passi. Et je pense qu'il peut être réélu avec un très gros score d'ailleurs, car c'est un homme qui, tout au long de son mandat, a été au service des citoyens et n'a jamais caché ses valeurs de communiste.

Pour les autres cantons, on aimerait bien avoir Villeurbanne, la Croix-Rousse et Vaulx-en-Velin. Mais bon, on ne peut pas faire de pronostiques car on ne sait pas ce qui arriver ou se passer dans la tête des gens. Et puis, comme je le disais on espère aussi à Irigny avec Serge Tarrasioux.

- LC : Dans le canton de Thizy, où vous vous présentez Danielle Lebail, vous êtes candidate face au président du Conseil général sortant, également Garde des Sceaux depuis fin 2010. Pensez-vous avoir réellement des chances de l'emporter ou est-ce plutôt une campagne symbolique ?

- DL : Thizy est un canton comme les autres qui a besoin d'une autre politique. Je me bats pour ça et pas pour faire de la figuration. Il n'y a aucune campagne symbolique. Je ne vais pas dire à mes électeurs  :"je me présente mais de toute façon je ne serai pas élue". Ce n'est pas comme cela qu'on fait de la politique. Je me présente et j'espère faire le plus gros score possible sur ce canton. Si la campagne que l'on mène pouvait permettre, ne serait-ce, que de mettre Michel Mercier en ballotage, ce serait déjà une grande victoire.

- LC : Pensez-vous que l'abstention peut être préjudiciable au Front de Gauche ?

- DL : L'abstention n'est pas notre pire ennemi, c'est le mode de scrutin qui nous inquiète. Ce système d'élection est le plus injuste qui soit pour les petits partis et le plus anti-démocratique. Pour accéder au second tour, il faut avoir au minimum 12,5 % des voix des électeurs inscrits, et non pas 12,5 % des suffrages exprimés comme habituellement. Cela signifie qu'il nous faudra au moins obtenir 18 % des voix pour arriver au second tour, si nous ne sommes pas dans les deux premiers. Les petits partis comme le notre auront donc de la peine à tirer leur épingle du jeu.

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