Laurent Wauquiez © Tim Douet
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Conseil régional : Laurent Wauquiez sous la pression des centristes

Alors qu’il entre dans la partie finale de son mandat à la Région, Laurent Wauquiez doit composer avec une majorité qui s’effrite. Après le Modem, c’est l’UDI qui se rapproche de la grande famille d’En Marche. Si les alliances nationales s’invitaient au conseil régional, Laurent Wauquiez pourrait être amené à trouver des voix sur sa droite.

La majorité régionale navigue à vue depuis quelques semaines. À chaque assemblée plénière, elle menace d’imploser et de mettre Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans une embarrassante minorité. Le Modem est officiellement sorti de la majorité sans pour autant entrer dans l’opposition. Une subtilité toute centriste. Le parti de François Bayrou se situe dans une zone grise qui place Laurent Wauquiez dans une situation périlleuse.

Le “droit d’amendement” du Modem

“Sa ligne de majorité recule. Il n’a plus que trois voix d’avance”, constate-t-on dans le groupe LREM. “Nous exerçons notre droit d’amendement”, explique François-Xavier Pénicaud, conseiller régional et président du Modem du Rhône. Une manière polie de dire que, sans mettre les pieds dans le plat, les conseillers régionaux de son groupe ont (re)trouvé leur liberté de parole. Lors du débat d’orientation budgétaire, l’esquisse du budget qui sera soumise au vote en décembre prochain, les élus Modem ont ainsi regretté que le plan d’économie ne soit pas mis au service d’une grande cause comme la transition énergétique. “Depuis le premier jour du mandat, on nous annonce que notre majorité va exploser. Mais elle est toujours unie et les centristes sont encore là”, balaie-t-on au cabinet du président de la Région. Ces réserves originelles reposent sur le mariage bancal scellé à l’été 2015 par Patrick Mignola, chef de file Modem, et Laurent Wauquiez. François Bayrou l’avait désapprouvé à une époque où il se rapprochait pourtant des Républicains dans l’idée de former un binôme avec Alain Juppé aux présidentielles de 2017. Le président du Modem a finalement rallié la campagne d’Emmanuel Macron, déstabilisant de fait le compromis régional. Les élus Modem se sont en effet retrouvés dans un intenable grand écart.

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