David Kimelfeld et Gérard Collomb, au conseil métropolitain, en 2017 © Tim Douet
David Kimelfeld et Gérard Collomb, au conseil métropolitain, en 2017 © Tim Douet
Article payant

Collomb marche sur Kimelfeld pour rentrer à Lyon

Il n’avait pas vraiment besoin de le rappeler, mais Gérard Collomb a fait savoir en juin qu’il était sur le retour et qu’il restait le patron à Lyon. Pour les élections municipale et métropolitaine de 2020, il pilotera tout. Grand seigneur, il offre un strapontin à David Kimelfeld, qui l’a remplacé à la métropole. Au préalable, il a cependant pris bien soin de lui savonner la planche.

Gérard Collomb a donc entamé sa marche de retour vers Lyon, un peu plus d’un an après son entrée au gouvernement. Dans un entretien au Progrès, le ministre de l’Intérieur a annoncé publiquement une décision prise mi-juin : il lance une association, “Prendre un temps d’avance”. Cette structure a vocation à être le support de sa candidature à l’élection métropolitaine de 2020, aussi bien pour construire un programme que pour dénicher les futures prises de guerre de la société civile. Dans la méthode Collomb, cette démarche est un grand classique, éprouvé depuis 2001 avec Lyon Devant. L’annonce vient mettre fin au faux suspense qui planait au sujet de son retour. Elle intervient aussi dans une période où les opposants de droite et de gauche avançaient leurs pions. “Il revient parce qu’il constate que tout part à vau-l’eau. Il ne veut pas voir dix-sept années de travail dilapidées”, explique un collombiste zélé du conseil municipal. Il ne reste plus désormais qu’à annoncer la date précise du retour. “Il m’a dit qu’il finissait de remettre de l’ordre à Paris”, confie un de ses très proches.

Caroline Collomb affectée aux listes

Il vous reste 81 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonnés
OU
Abonnez-vous

à lire également
Lors de son passage au ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb a été sanctionné de la moitié de ses indemnités de conseiller métropolitain à cause de son absence. Une “amende” qu'il a compensée en trouvant une nouvelle source de revenus au sein du Sepal. Le maire de Lyon aura ainsi reçu 9149€ en 2018 dans un syndicat mixte où il ne siégeait pas.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut