Blanc dilue son programme sécurité dans celui de Cucherat à Lyon

Étienne Blanc et Yann Cucherat présentaient ce vendredi leurs propositions pour améliorer la tranquillité publique. L’ancien candidat LR adoucit son discours et cible les écologistes grenoblois.

Durant sa campagne de premier tour, Étienne Blanc, le candidat des Républicains, avait mis l’accent sur la sécurité. “Lyon n’est plus une ville paisible. L’insécurité se développe. Les coups et blessures ont augmenté de 19 %, les vols avec violence de 6 %. Les gens font part de leur sentiment d’exaspération et évoquent une impuissance publique. C’est pour cette raison qu’émergent des associations en colère à cause des incivilités et de l’insécurité”, déplorait-il à l’automne. Un semestre et une alliance plus tard, Étienne Blanc tempère son constat : “Il faut aller plus loin que ce qui a été fait. Nous pouvons mieux faire”.

Ce vendredi matin, à ses côtés, Yann Cucherat, l’ancien candidat LREM qui s’est allié avec Les Républicains, tentait d’arrondir les angles en protégeant le bilan de la majorité sortante et en pointant des axes d’amélioration : hausse des effectifs de police municipale et des caméras de vidéosurveillance, création d’une brigade de nettoyage mobile et recours à l’urbanisme pour résoudre les difficultés place Gabriel-Péri.

Encore et toujours Grenoble

Étienne Blanc préfère détourner son regard vers la préfecture de l’Isère. “Grenoble fait partie des villes les plus insécures d’Europe. Le procureur de la République a dit qui c’était le Chicago à la française. Grenoble se rapproche dangereusement de Caracas”, noircit Étienne Blanc. Le candidat qui s’est désisté au profit de Yann Cucherat joue en boucle la partition du péril vert durant cette campagne, alibi et socle de leur alliance d’entre deux tour.

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