Michel Neyret
Michel Neyret © JP.Ksiazek/AFP

Neyret assume seul les détournements de stupéfiants

Mardi 10 mai se tenait la cinquième journée du procès de Michel Neyret. L’ex-commissaire a été entendu au sujet des "trafics de stupéfiants". Des accusations qu’il a assumé seul, tout en présentant ses excuses à ses anciens collègues.

Michel Neyret se retrouvait face au tribunal correctionnel de Paris pour la cinquième journée d’audience ce mardi après-midi. C’est le volet "trafic de stupéfiants" et "détournements de scellés" qui a été abordé et l’ex-commissaire de la PJ de Lyon s’est retrouvé bien seul face aux accusations de trois de ses anciens collègues.

Des "pressions terribles"

Christophe Gavat, Gilles Guillotin (PJ de Grenoble) et Jean-Paul Marty (PJ de Lyon) sont suspectés d’avoir rendu service à Neyret et ont été entendus à la barre. Les deux hommes de la PJ de Grenoble ont avoué que le commissaire leur avait demandé de récupérer une partie des saisies de drogue afin de rémunérer ses informateurs. De son côté, Jean-Paul Marty, chef de brigade des stupéfiants de Lyon en 2011, racontait avoir subi une "pression terrible" et donné au commissaire 300g de cannabis sur une saisie de 300 kg. Une pression telle qu’aucun des trois hommes n’avait informé sa hiérarchie de cette "infraction pénale".

"J’étais obsédé par le travail et les résultats"

Neyret a adressé ses excuses à ses collègues et a reconnu les avoir mis en "difficulté grave dans leur carrière". Ces accusations, Neyret les assume et les justifie : "J’assurais ma fonction de chef de service. J’étais obsédé par le travail et les résultats. Mon travail, c’était que mes services opérationnels aient des infos pour faire tomber des réseaux. J’assume totalement cette démarche. C’est pour ça que j’ai mis la pression. J’étais seul, j’avais tout le poids du service sur mes épaules. La pression que je mettais, c’était aussi le reflet de celle que je recevais."

La prochaine audience du procès est fixée au mardi 17 mai.

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