Michel Neyret
Michel Neyret © JP.Ksiazek/AFP

Le parquet réclame le renvoi de l'affaire Neyret en correctionnelle

Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de l'ancien commissaire Neyret et de huit personnes dont l'avocat lyonnais David Metaxas.

L'instruction était officiellement close depuis le mois d'août 2014. Le 13 mai dernier, le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de la tentaculaire affaire Neyret qui avait bouleversé la police judiciaire lyonnaise en septembre 2011.

Lourdes réquisitions

Les réquisitions à l'égard de l'ancien commissaire sont lourdes. Le parquet retient en effet les faits de corruption, trafic d'influence, violation du secret professionnel, association de malfaiteur, détournement de scellés et détention, offre et cession de produits stupéfiants.

Le parquet souhaite également que l'avocat lyonnais, David Metaxas, soit jugé pour une qualification de recel de violation du secret professionnel.

Trois anciens policiers subordonnés de l'ancien commissaire sont également visés par une demande de renvoi devant le tribunal correctionnel dont l'ancien chef de la PJ de Grenoble. Le ministère public a retenu les qualifications de détournements de scellés, d'association de malfaiteurs et de détention, offre et cession de produits stupéfiants à leur encontre.

Les trois malfrats présumés, Stéphane Alzraa, Gilles Bénichou et Cyril Astruc, sont eux aussi concernés par les réquisitions du parquet.

Non-lieu pour un ex-magistrat lyonnais, un douanier et l'ancien chef de la BRI

Cependant, des réquisitions de non-lieu ont été prises par le parquet à l'égard de Jean-Paul Piazzoli, un douanier niçois qui avait mis en examen pour association de malfaiteur dans l'affaire Neyret et suspendu de ses fonctions.

Un non-lieu a également été requis à l'encontre de Francis Montoy, vice-procureur en poste au parquet de Cayenne au moment de sa mise en examen dans l'affaire Neyret mais qui avait officié au parquet de Lyon au moment des faits imputés à Michel Neyret. Enfin, l'ancien chef de la BRI de Lyon, l'antigang, a également écopé d'un non-lieu de la part du parquet.

Désormais, le dossier doit revenir entre les mains du juge d'instruction parisien pour décider définitivement du sort du dossier avant un procès.

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