Yann Bello
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Le meurtre de Valérie Bechtel plane sur le procès Bello

Yann Bello est jugé par la cour d’assises de Saintes à partir de ce mercredi, pour le viol et l’assassinat de son épouse en 2011. Le nom de cet homme âgé de 43 ans n’est pas totalement inconnu de l’univers judiciaire. Il apparaît dans un autre dossier, celui de Raphaël Maillant, condamné pour le meurtre de son ex-petite amie. D’autant plus qu’un nouveau témoignage semble accabler Yann Bello.

Alors que s’ouvre le procès de Yann Bello, un nouveau témoin, d’ailleurs susceptible d’être entendu par la cour d’assises de Saintes, est apparu durant le mois d’août.

“Maillant a payé pour moi”

L’homme, alors emprisonné pour avoir commis un délit, était le compagnon de cellule de Yann Bello à la maison d’arrêt de Saintes pendant l’été 2011. Il aurait recueilli les confidences de ce cuisinier, alors suspecté d’avoir assassiné son épouse. Celui-ci aurait également évoqué une autre affaire, celle du meurtre de Valérie Bechtel. “Maillant a payé pour moi”, aurait-il affirmé. “C’est grotesque, réfute Me Lee Takhedmit, l’avocat de Yann Bello. Il ne se confie pas à des codétenus. Ce n’est pas crédible”, souligne-t-il.

En tout cas, l’ombre du meurtre de Valérie Bechtel, il y a vingt ans, va planer sur le procès du cuisinier aujourd’hui âgé de 43 ans. Ami d’enfance de Raphaël Maillant, Yann Bello l’avait l’accompagné chez Valérie Bechtel, ce soir d’août 1991.

Des similitudes entre les 2 meurtres

Vingt ans plus tard, Yann Bello est impliqué dans un autre meurtre, celui de sa propre épouse alors que le couple était sur le point de séparer. Les similarités, notamment la violence, interpellent : deux jeunes femmes, la jalousie comme mobile.

Me Noacovitch, l’avocate de Raphaël Maillant, est frappée par l’étrange similitude du mode opératoire. Battues à plusieurs reprises, étranglées, l’une au moyen d’une serviette, l’autre avec un torchon. D’ailleurs, la Commission des révisions pénales a rouvert l’enquête et ordonné au mois de juillet dernier de transférer le dossier à la Cour de révision. Un cas extrêmement rare en France.

Me Takhedmit craint une confusion entre les deux dossiers qui entraînerait une mauvaise appréciation du dossier alors que la Cour de révision “nouvelle formule” (depuis le 1er octobre) n’a pas donné sa décision. Le verdict est attendu vendredi.

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