Le groupe Lafarge visé par une plainte pour financement du terrorisme

Cet été le journal Le Monde avait relaté les possibles arrangements entre le groupe Lafarge, cimentier français originaire de l'Ardèche, et Daech en Syrie. Des révélations dont s'est saisie l'ONG Sherpa qui a déposé une plainte ce mardi contre le cimentier pour financement du terrorisme, rapporte le journal Le Monde.

L'ONG française Sherpa s'occupe de défendre les victimes de crimes économiques. Elle a déposé une plainte ce mardi contre le groupe cimentier aujourd'hui appelé LafargeHolcim pour "financement du terrorisme", "complicité de crimes contre l’humanité", "complicité de crimes de guerre" et "mise en danger d’autrui", rapporte le journal Le Monde. Une plainte déposée conjointement avec le centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l’homme de Berlin.

Les faits se seraient passé entre les années 2013 et 2014 durant lesquelles le groupe Lafarge, qui n'avait pas fusionné avec le suisse Holcim, possédait une cimenterie à Jalabiya en Syrie dans la zone contrôlée par l'État islamique. Selon le Monde, le groupe ardéchois aurait "indirectement financé pendant cette période les djihadistes de l’EI – mais aussi avant eux ceux du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida –, qui avaient instauré un système de droit de passage pour les ouvriers travaillant à la cimenterie, ainsi que pour les marchands de ciment venant s’y approvisionner". Toujours selon le quotidien, le cimentier se serait "fourni en pétrole lourd et en pouzzolane auprès d’intermédiaires locaux qui achetaient directement à l’EI ou payaient des taxes au groupe djihadiste."

Selon Me Bourdon, le fondateur de Sherpa : "il ne s’agit pas d’imputer à qui que ce soit la responsabilité de la guerre en Syrie et de l’irruption de Daech [acronyme arabe de l’EI] mais de demander que soient tirées les conséquences d’une politique cynique faite d’aveuglement et de surdité. Il nous apparaît impensable que les dirigeants de Lafarge puissent nous opposer leur ignorance des crimes commis par Daech pendant cette période".

1 commentaire
  1. Libéral convaincu - ven 18 Nov 16 à 13 h 19

    Je tiens à apporter mon soutien total au groupe Lafarge. Les salariés qui se sont rendus coupables de ne pas respecter leur contrat de travail auraient dû être licenciés sans indemnité : il n'y a rien de plus grave que de refuser de travailler lorsqu'on s'y est engagé. Par une telle attitude, vous volez les bénéfices auxquels les actionnaires (sous forme de dividendes) et les cadres (sous forme de salaires, retraites chapeau, parachutes dorés, primes de Noël) ont droit ! Par ailleurs, on peut légitimement mettre en doute les accusations contre le groupe Lafarge : il est impossible que l'Etat Islamique ait 'menacé les salariés', car un client n'est jamais menaçant. Il est insatisfait, mais évidemment les français gavés au socialisme ne le comprendront pas !

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