justice

Des peines mesurées requises dans le procès des skinheads

De 5 ans à 1 an de prison ferme ont été requis par le procureur Thierry Lucchetta dans le cadre des 8 skinheads jugés pour avoir violemment agressé un jeune couple en 2011 à Villeurbanne.

Parmi les huit prévenus, âgés de 21 à 26 ans considérés comme proches des mouvements nationalistes ou identitaires, le parquet a dénombré 4 individus comme les auteurs directs des violences les plus graves, notamment des coups donnés avec l'aide d'une batte de baseball et une barre en fer.

5 ans fermes requis pour les 4 principaux prévenus

Le procureur Thierry Luchetta a requis cinq ans ferme contre deux d'entre eux, en état de récidive, et quatre ans contre les deux autres, avec mandat de dépôt également. Par ailleurs, le magistrat a requis un an de prison ferme, sans mandat de dépôt, contre les quatre autres prévenus. La justice reproche de ne pas être intervenus lors de cette violente agression.

Une violente agression en 2011, la batte se casse en deux

Ce samedi, en janvier 2011, le couple quitte une soirée à Villeurbanne peu avant minuit et passe par le parking d'un supermarché pour atteindre plus rapidement le métro. Sauf qu'ils tombent sur une bande de jeunes, visiblement attirés par cette soirée et soucieux d'en découdre. La jeune femme, âgée de 34 ans, est la première touchée alors que deux jeunes gens, armés d'une batte de baseball et d'une barre, se précipitent vers le couple.

Les coups sont très violents, si violents que la batte se casse en deux alors que le jeune homme veut protéger son amie. Alertés par des cris, des amis du couple font fuir le groupe de skinheads, laissant leur victime dans une flaque de sang.

La jeune femme est transportée dans un état grave à l'hôpital et souffre d'un traumatisme crânien accompagné de 60 jours d'ITT. Elle souffre ensuite d'un effondrement dépressif majeur, de phobie sociale et d'une perte de poids. Son compagnon a des crises d'épilepsie quelques jours après les faits et marche difficilement. Il a lui aussi été traumatisé psychologiquement par cette agression d'une rare violence.

Deux prévenus ont reconnu les violences à l'audience

Les agresseurs présumés ont été confondus par la vidéosurveillance du parking. Les quatre principaux prévenus comparaissaient pour "violence aggravée par trois circonstances, suivie d'ITT supérieure à 8 jours", un délit passible de 10 ans d'emprisonnement. Seuls deux prévenus ont reconnu à l'audience avoir commis ces violences, dont un s'est éloigné depuis de l'extrême droite radicale.

Un neuvième individu, mineur au moment des faits, avait été jugé en juillet et condamné à six mois avec sursis et 170 heures de travaux d'intérêt général.

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