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Affaire Fiona : la mère demande sa remise en liberté

Détenue à Corbas, près de Lyon, la mère de la petite Fiona, morte sous les coups de son beau-père, Berkane Makhlouf, avait été condamnée fin novembre à cinq ans de prison par la cour d'Assises de Riom. Le parquet général ayant fait appel d'un verdict jugé trop clément, un second procès est prévu. L'avocat de Cécile Bourgeon demande que sa cliente soit remise en liberté en attendant sa tenue.

"Si le parquet général n'avait pas relevé appel de la décision criminelle, Cécile Bourgeon serait d'ores et déjà libre". Avocat de la mère de Fiona, Me Renaud Portejoie, demande la remise en liberté de sa cliente. Une demande qui devait être étudié ce mardi matin par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom.

Cette dernière avait été condamnée, en novembre, à cinq ans de prison pour "non-assistance à personne en danger, recel ou dissimulation de cadavre, modification de scène de crime et fausse dénonciation" par la cour d'Assises de Riom. Seul son compagnon d'alors, Bekrane Makhlouf, avait été reconnu coupable des coups mortels portés sur l'enfant de cinq ans. Le parquet général avait fait appel du verdict, le jugeant trop clément à l'égard de Cécile Bourgeon.

En visioconférence depuis la prison de Corbas

Cette dernière a été maintenue en détention en attendant la tenue d'un nouveau procès. C'est par visioconférence depuis sa cellule de la prison de Corbas qu'elle a suivi les débats de ce matin. Le père de Fiona était pour sa part présent à Riom. Au micro d'Europe 1, son avocat, Me Charles Fribourg, a jugé "dangereuse" une éventuelle remise en liberté de Cécile Bourgeon.

L'examen de la demande de remise en liberté a finalement été reporté au 10 janvier. Le temps pour les magistrats d'étudier les deux questions de constitutionnalité déposées par les avocats de Cécile Bourgeon. Des questions qui portent sur la "détention provisoire" et le "délai raisonnable". "Les semaines passent et, si ça continue comme cela, Cécile Bourgeon, qui a déjà purgé 39 mois en détention provisoire, aura fait une peine supérieure à la peine prononcée", a défendu Me Portejoie. Les magistrats décideront le 3 janvier de transmettre ou non ces questions à la Cour de cassation.

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