3 questions à Marcel Sengelin, nouveau président du tribunal de commerce de Lyon

que leur répondez-vous ?
Marcel Sengelin : C'est une image qui existe, mais comme toutes les images, elle est peut-être décalée et amplifiée, à savoir que nous sommes plus des médecins de l'entreprise que des services de pompes funèbres. En étant élu président du tribunal de commerce, je deviens quelque part le médecin-chef de l'économie lyonnaise.

Comment se porte l'économie lyonnaise ?
Elle est intéressante dans la mesure où elle a traversé des crises très structurelles dans certains secteurs d'activité, et s'en est bien sortie pour se positionner sur de nouveaux créneaux. Mais sur le plan des procédures judiciaires, j'ai quelques inquiétudes à l'horizon des 18 prochains mois compte tenu de la crise financière de l'été dernier, les subprimes, qui va avoir des effets cascades, d'abord à un niveau financier, puis au niveau des entreprises.

Quel regard portez-vous sur les entreprises de presse lyonnaises, aujourd'hui quasiment toutes en difficulté ?
Il est vrai que le secteur de la presse n'est pas un secteur facile. On le voit à Lyon et ailleurs. Mais je citerais un économiste américain qui dit : "de toute façon, il n'y a aucun secteur porteur, il n'y a que des entreprises performantes".

Repères
23 794 actes juridictionnels
1198 procédures collectives, dont 959 liquidations et 209 redressements
11 064 créations d'entreprises (+9 %)
8 054 disparitions d'entreprises (+20,2 %)

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