Nuits Sonores : 65 000 visiteurs

Les siestes sonores, ce dimanche après-midi, ont amené jusqu'au parc Chazière près de 8 000 visiteurs (étendus sur un flux d'allers et venues). Lyon Capitale en partenariat avec Extra ! et Nuits Sonores avait d'ailleurs invité sur ce site deux chefs cuisiniers, Mathieu Rostaing-Tayard (126 restaurant) et Thomas Ponson (Chez Thomas), pour nourrir les festivaliers de sandwiches gastronomiques.

Le festival a investi cette année un hectare du marché gare, de façon assez optimale grâce à une équipe de scénographes. Seul point noir : aucun point d'eau sur le site.

L'édition a donc démarré à Perrache mercredi soir avec, entre autres, le set très propre de Laurent Garnier. Pas de grande surprise ce soir-là mais Agoria a toutefois présenté une scène intéressante constituée des artistes de son label Infiné : une étonnante Clara Moto et un certain Rone dont on retiendra les noms. Pour les chevelus pasionarias du son, Claudio Simonetti and Band ont assuré une prestation métal très honorable. Vendredi soir, les mêmes férus de rock dense ont pu se régaler du concert des Chrome Cranks, mais aussi du duo formé par Jon Spencer et sa femme Cristina Martinez, " very happy to be here ". Côté hip hop, Cut Chemist a, comme on pouvait s'y attendre, fait bondir des centaines de personnes sur un flow arrangé exprès pour leurs oreilles.

Prévu sur cette même scène, Dizzee Rascal a fait faux-bond au festival à la dernière minute, mais a été remplacé au pied levé par Erol Alkan et, on peut le certifier, l'édition 2009 n'a rien perdu au change. A l'occasion du circuit électronique, on aura aussi pu entendre un concert pop éthéré qui a réuni dans la librairie du Bal des Ardents Vale Poher et Maried Monk solo, pour un véritable moment de grâce sonore. Le dimanche soir, concert assis au Transbordeur, et c'est Pierre Henry qui s'est chargé de caresser les sens une dernière fois. Le monsieur, à plus de 80 ans, nous a rappelé avec beaucoup de classe les origines de ce son entendu quatre jours durant, et il s'est même fendu d'une Messe du temps présent avant de partir sous les applaudissements des festivaliers qui sont allés chercher leurs toutes dernières forces pour une standing ovation.

Dossier complet Nuits Sonores

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