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Lumière 2013 : Reservoir Dogs, le kaléidoscope de Tarantino

Mercredi, c’est le jour du cinéma. Et plutôt deux fois (trois, quatre ?) qu’une à Lyon en cette semaine de Lumière. Parmi les 40 films proposés aujourd’hui par le festival, les étudiants blogueurs de Sciences Po (en association avec Lyon Capitale) ont mis à l’honneur Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, projeté ce soir à 21h45 au Comœdia. Et nous le racontent en couleurs.

ATTENTION : Ce texte dévoile la fin du film.

Reservoir Dogs Affiche ()

C’est le kaléidoscope dans tes yeux. Ce film-là, il détruit tes pupilles à coups de bleu, d’orange, de blanc, de rose, de marron et de blond. Et aussi beaucoup de rouge. J’explique.

Ça commence avec huit bonshommes attablés qui discutent bonne chère et chair fraîche. Ils ont la gueule de truands mais ils s’appellent en Technicolor, à la sauce Teletubbies, sauf pour deux des mecs qui sont frérots, Joe et Eddie Cabot. C’est ces deux-là qui ont monté le coup du braquage de diamants. Suis bien parce que sérieux le mec qui a monté ça il avait pas les yeux en face des trous.

Changement de délire, on était au restau pépouze avec les malfrats et là on les retrouve dans un entrepôt glauquos en mode bande de bras cassés après une grosse baston à la sortie des bars. Ouais les gars ont tenté de braquer DeBeers et les poulets les ont grillés en 5-5. Le Monsieur Marron s’est pris quelques cartouches pour finalement mourir. Monsieur Orange en a pris pas mal aussi mais lui il est juste blessé. Monsieur Blond et le Bleu sont partis en vadrouille on sait pas où. Le Rose, t’inquiète, il a compris la tactique. Quand tout le monde se fait mitrailler pire que dans Stalingrad, lui, il se carapate avec le butin. Les beaux petits diamants dans la poche de la rosette. Donc les pélos qui sont dans le hangar commencent à se foutre sur la gueule.

Ensuite, bam, flashback. On capte Monsieur Blanc le surnommé et les frères canailles se serrer la paluche en mode “potos-forever-viens-tester-notre-idée-de-braquage-2.0-tu-vas-pas-être-déçu”. Et, flash en avant, on se retape l’entrepôt avec le petit Blanc qui flaire le truc de l’angoisse : si les flics sont venus si vite c’est qu’il y a un sale traître dans le crew.

Harvey Keitel et ses “camarades” dans Reservoir Dogs de Quentin Tarantino © DR

Harvey Keitel et ses “camarades” dans Reservoir Dogs de Quentin Tarantino © DR

Donc le petit monde dans le garage se tape dessus pour savoir c’est qui la balance. Les gueules d’arc-en-ciel papotent aussi sur l’état mental de Monsieur Blond psychopathe qui a shooté des civils en se prenant pour un sniper de counter strike. En parlant du loup, le Blond se ramène avec de la grosse info. Il a capturé un flic –psychopathe, le retour – et un des frangins, Eddie, vient rejoindre le bataillon dans le hangar.

Nickel, là, tu te dis “je vais savoir qui a balancé et on va arrêter de jouer à retour vers le futur toutes les cinq minutes”… et non. Monsieur la crapule Eddie Cabot se pointe en crisant “personne nous a dénoncés bande de nazes, Blanc et Rose on va chercher les cailloux et que ça saute”. Il nous reste plus que le flic, Blond et Orange qui pisse le sang sans se plaindre.

Le taré Blond commence à massacrer le flic, j’épargne les précisions mais le type s’amuse bien à découper le pauvre mec. Donc sang, sang et sang. Orange se réveille et pète un cable, genre il défonce Blond en déchargeant son arme d’assaut sur lui. Il aime pas la barbarie, Monsieur Orange, en même temps c’est un flic lui aussi. Ouais, la vache, un flic qui s’est infiltré dans la team depuis belle lurette. En fait, l’entrepôt, c’est pas une planque parce que tous les gendarmes du coin sont sur le coup, ils attendent juste que l’autre frangin débarque pour le gros coup de filet.

Et là, bim, on passe à l’Orange. Gros retour en arrière, Orange tchatche un des frères pour gagner la confiance et en plus il arrive à se faire copain comme cochon avec Monsieur Blanc. Ça va bien lui servir plus tard. C’est lui qui sauve Orange quand il est touché pendant le braquage alors que Monsieur Marron, il a pas eu de chance. Normal il était pas trop copain avec Blanc.

À la fin, c’est hallucinant de tuerie. Orange, il dit “ok c’est moi qui ai tué Blond”. Eddie en crache sa pastille alors que Blanc il défend son poto. Joe, l’autre escroc-frérot, débarque. Bleu, il est mort depuis un bail et il balance qu’Orange est un flic du coup il doit mourir. Blanc, il veut pas croire ça, il dégaine et vise Joe. Eddie il s’échauffe et braque Blanc parce qu’il veut tuer son frère. Genre tension à son point culminatoire. Joe tire sur Orange qui est mal en point. Blanc tire sur Joe alors qu’Eddie tire sur Blanc. Blanc tue Joe et Eddie en doublette, adios les hermanos. Le Rose comme d’hab’ craque les diamants et détale avec. Et là, tristesse de l’histoire, genre Blanc il est touché et il s’est battu pour son pote jusqu’à la fin. Mais Orange il a trop le remord dans la peau, il avoue que c’était qu’un flic en couverture alors l’autre il le tue. Coup classique. En fait Blanc il a fait tout ça pour finir sans les diamants, shooté par des flics dans l’entrepôt.

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Cet article est extrait du blog dédié au festival Lumière 2013 par des étudiants en master Journalisme de Sciences Po Lyon, en association avec Lyon Capitale : Pulp My Festival

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