Cortex de Nicolas Boukhrief

France. 1h45

L'histoire : Un flic à la retraite, du genre plutôt cérébral, une valeur qui se perd dans la profession, se retrouve atteint de la maladie d'Alzheimer. Son fils décide de le placer dans une maison spécialisée où, manifestement, il se passe des choses pas très catholiques.

Avec Le Convoyeur en 2004, Nicolas Boukhrief, ancien journaliste ciné et cofondateur de feu la revue Starfix, s'était véritablement imposé comme un réalisateur majeur. C'est dire si on attendait avec impatience la sortie de Cortex, écrit à quatre mains avec la scénariste Frédérique Moreau. Et la collaboration est plutôt fructueuse tant le récit de ce flic dont la mémoire s'effrite est original. Boukhrief aime le cinéma de genre et nous propose ici un "whodunit ?", un film dans lequel chaque personnage, héros compris, peut être le tueur présumé. Une sorte de Cluedo dans lequel il faudrait reconstituer les pièces d'un puzzle complexe pour comprendre qui se cache derrière l'assassin. Une construction des plus classiques si l'enquête n'était menée par un personnage à la mémoire défaillante qui peine à rassembler ses souvenirs. Un rôle à la mesure d'un André Dussollier magistral, très présent à l'écran, avec un minimum de texte mais un maximum d'émotions, distillées dans un geste ou un regard. Une grande prestation pour une œuvre juste, sans artifice ni voyeurisme malsain, mais pas non plus dénuée d'une certaine langueur. Le genre de film que l'on n'oublie pas comme ça.

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