Yémen : l'ONG basée à Lyon rapatrie 4 de ses employés

L'employeur lyonnais des quatre portés-disparus français au Yémen annonce que ses autres salariés, basés dans la région de l'enlèvement, vont rentrer en France. Les affrontements ont repris dans la capitale du pays.

L'ONG Triangle GH, basée à Lyon, a décidé de rapatrier 4 de ses employés. Quatre personnes vivant et travaillant encore depuis samedi dans la région où a eu lieu l'enlèvement présumé de leurs collègues. Seuls deux des humanitaires de l'ONG resteront au Yémen selon les informations disponibles pour le moment, à 600 km du lieu de la disparition, dans la capitale yéménite, Sanaa.

Pourtant des journalistes présents sur place indiquaient ce mardi que les combats entre factions avaient repris dans le pays, y compris dans la capitale. Les choses pourraient donc encore évoluer.

La piste de l'enlèvement quant à elle n'est toujours pas confirmée par le Quai d'Orsay. Lundi, le véhicule des trois humanitaires disparus a été retrouvé non-endommagé a indiqué le Ministère des Affaires étrangères. Une découverte qui conforte la thèse de l'enlèvement a-t-il estimé, même si les trois humanitaires restent pour le moment "portés disparus". Leur enlèvement sera confirmé si une revendication est émise ou si des indices matériels sont retrouvés.

Deux femmes et un homme d'une trentaine d'années travaillant pour l'ONG ont disparu depuis samedi 28 mai dans le sud-est du Yémen entre leur bureau et leur domicile. Depuis le mois de mars 2011, ces "humanitaires expérimentés", selon Triangle, s'étaient installés à Seyoun, à 600 km à l'est de Sanaa.

Une aide au développement rural

Triangle Génération Humanitaire est présente au Yémen depuis 1998 où elle a apporté au départ une aide aux réfugiés somaliens fuyant la guerre civile qui sévissait dans leur pays. Puis, l'association a développé des projets à l'attention de toutes les populations yéménites notamment dans le secteur du développement rural.

Le Yémen connaît depuis le début de l'année 2011 un mouvement de révoltes contre la présidence de Ali Abdallah Saleh. Le Ministère des affaires étrangères français avait demandé aux Français de quitter le pays.

à lire également
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut