Cathédrale St jean visite après travaux © Tim Douet-025
© Tim Douet

Vidéosurveillance : les églises lyonnaises s'équipent

Depuis le mois de juillet, deux églises de quartier de la Croix-Rousse sont équipées de caméras de surveillance, une mesure de sécurité de plus en plus utilisée dans les édifices religieux du diocèse de Lyon.

Lancé au mois d'octobre dernier, le projet d'équiper de six caméras les églises de Saint-Denis et de Saint-Augustin s'est réalisé au cours de l'été. Interrogé par Le Progrès, le curé de l'ensemble paroissial de la Croix-Rousse, Laurent Julien de Pommerol, constate que dans l'une des deux églises, "le vol du tronc comprenant les dons pour les bougies a été divisé par deux". Si au départ, il s'agissait plutôt de réduire les vols et les dégradations dans les églises lyonnaises, le meurtre du prêtre de Saint-Etienne-de-Rouvray en juillet dernier a de quoi appuyer la mesure auprès des paroissiens. Au niveau du diocèse, on considère évidemment l'utilité de ces équipements, sans pour autant penser qu'ils sont à même de garantir une sécurité totale. Le 17 juillet dernier, un trentenaire, fiché S pour radicalisation depuis les attentats de Paris, était ainsi filmé en entrant dans la cathédrale Saint-Jean muni d'un sachet de pain. C'est d'ailleurs l'image de son sourire provocateur, captée par la vidéo surveillance, que le parquet de Lyon lui reprochait. Après l'avoir poursuivi pour "violences volontaires avec préméditation", l'homme a été relaxé.

20 000 euros pour éviter d'être vandalisé

Si les chiffres précis du coût de ces six caméras n'est pas révélé, le porte-parole du diocèse précise au Progrès que le coût moyen est de 20 000 euros. Financées par la mutuelle Saint Christophe, le diocèse et l'ensemble paroissial, ces caméras ont vocation à faciliter l'identification d'éventuels vandales. Cette semaine, un jeune homme de 24 ans a été interpellé avant d'être placé sous contrôle judiciaire. Depuis février dernier, il aurait vandalisé à sept reprises trois différentes églises du 2ème et 6ème arrondissement, brisant plusieurs statues de la Vierge Marie, de Saint-Joseph et de Notre-Dame-des-Neige. La maire du 6ème arrondissement, Pascal Blache, avait d'ailleurs estimé que la vidéo surveillance pourrait permettre de résoudre ce type d'affaire. Quelques mois plus tard, ce sont finalement les traces d'ADN laissées sur les lieux qui ont permis l'identification du vandale. L'homme devrait subir une expertise psychiatrique pour être jugé en correctionnelle, après avoir expliqué que des voix lui ordonnaient de s'en prendre à Jésus et à Marie.

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