Vers la fin de l'Eglise de Scientologie ?

Depuis le 25 mai et jusqu'à mercredi 17 juin, les deux établissements ont en effet été jugées en tant que personne morale par le tribunal correctionnel de Paris pour "escroquerie en bande organisée".
Coup de tonnerre donc, et grande surprise car, en 2006, dans ses réquisitions écrites, le ministère public avait demandé un non-lieu général, estimant que les prévenus avaient agi de bonne foi en raison de "convictions religieuses".

'Le bonheur a eu un coût'

Lundi, dans son réquisitoire de quatre heures, le procureur général Maud Coujard a estimé que le tribunal n'était "pas le lieu de débattre" de la nature religieuse de l'Eglise de Scientologie : "le fait religieux pas plus que le mobile religieux ne constituent une justification en droit pénal". Maud Coujard a considéré que les techniques d'escroquerie - allant du test de recrutement aux auditions et programmes de purification - étaient bel et bien avérées. 'Nous avons entendu à plusieurs reprises que le bonheur n'avait pas de prix. Le ministère public pense que s'il n'a pas de prix, il a eu un coût'.
Quatre responsables français, également poursuivis, risquent des peines de prison avec sursis allant de deux à quatre ans, assorties d'amendes de 10 000 à 150 000 euros. En outre, une amende de deux millions d'euros a été requise à l'encontre de chacune des deux associations.

En 1997, le premier procès de la Scientologie se tenait à Lyon. Le responsable de l'association locale était condamné à de la pirson avec sursis pour homicide involontaire.

Si les juges, qui rendront leur décision le 27 octobre, suivaient les réquisitions du parquet - et après confirmation en appel et en cassation, ce qui prendrait des années -, les activités de la Scientologie en France pourraient donc définitivement cesser.

Notre dossier complet sur la Scientologie en cliquant ici lien

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