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Urbanisme : le nouveau visage de la presqu’île de Lyon

Les écologistes planchent sur une révolution de l’urbanisme dans la Presqu’île de Lyon. Ils entendent diminuer de plus de la moitié la circulation automobile dans le cœur de la métropole. Un projet ambitieux qui devrait s’accompagner d’une piétonnisation et d’unevégétalisation, mais qui pourrait se heurter aux résistances des habitants et des commerçants.



Tous les maires de Lyon ont voulu poser leur empreinte sur la Presqu’île, le joyau de la métropole. Louis Pradel, pour un résultat plus que contesté aujourd’hui, a décidé, de retour d’un voyage à Los Angeles, d’y faire passer une autoroute. Lyon lui doit aussi la gare et le centre d’échanges de Perrache. Des aménagements qui se voulaient modernistes et sont aujourd’hui frappés du sceau de l’archaïsme du “tout voiture”. Francisque Collomb chargera Jean Nouvel de la rénovation de l’opéra à la fin de son second mandat. Michel Noir confiera la place des Terreaux à Daniel Buren pour un bilan là aussi mitigé. Raymond Barre bénéficiera, à partir de 1995, de la mise en œuvre du plan Lumière de son prédécesseur pour magnifier la Presqu’île et posera des jalons pour ses successeurs en lançant des études sur le devenir de la Confluence. Un chantier finalement porté par Gérard Collomb qui, en trois mandats, aura réussi à doubler la surface de la Presqu’île, ajoutant une touche de XXIe siècle dans le centre-ville de Lyon avec plus de succès, à ce stade, que Louis Pradel quarante ans plus tôt.


Vers la fin de la voiture en Presqu’île



Les écologistes Bruno Bernard et Grégory Doucet n’échapperont pas à cette tradition des édiles lyonnais soucieux d’apposer leur touche à la Presqu’île et leur empreinte dans l’histoire de la ville. Toutefois eux ne désirent pas rajouter, mais plutôt enlever. Une poignée de projets lancés sur ce périmètre clé de la métropole convergent vers un objectif commun : diminuer la place de la voiture dans l’hyper centre-ville. Sur la rive droite du Rhône, l’un des projets phares de leurs mandats, les voies de circulation vont passer de huit à quatre maximum. L’accès nord par le tunnel de Croix-Rousse pourrait perdre la moitié de ses voies pour les véhicules motorisés. Le plan d’apaisement de la Presqu’île a pour objectif de diminuer par deux, au moins, le trafic dans les 1er et 2e arrondissements d’ici 2030. Un projet s’articulant également avec le déclassement de l’autoroute A6-A7 qui va réduire l’accès au centre de Lyon. La mise en place de la ZFE (zone à faibles émissions) devrait aussi faire chuter le nombre de véhicules en circulation dans la métropole à partir de 2026 en interdisant l’accès aux plus polluants et aux diesels. Les écologistes veulent couper le robinet de voitures. Dans leurs schémas, de nombreuses voiries vont disparaître.


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