Maternité de l’hôpital Lyon Sud. ©Google Maps – Street view

Une grève annoncée pour mardi prochain à la maternité Lyon-Sud

Le personnel de la maternité Lyon-Sud à Pierre-Bénite sera en grève mardi prochain pour dénoncer la suppression de plus de 10 équivalents temps pleins.

Déjà en grève durant un mois entre le 21 février et le 23 mars, l'équipe soignante de la maternité Lyon-Sud à Pierre-Bénite réédite son mouvement. Mardi prochain, le personnel se mettra en grève et se rassemblera, avec les équipes des deux autres maternités de Hospices civils de Lyon (HCL) devant la mairie de Lyon.

Le personnel dénonce la suppression de 10,4 équivalents temps pleins sur des postes de sages-femmes, aides-soignants, agents de services et secrétaires, ainsi que la fermeture de cinq lits. Au cours des dernières semaines, le personnel a lancé une pétition qui a recueilli plus de 11 000 signatures, a distribué des tracts, fait des minutes de silences etc. Autant d'actions "qui n'ont pas permis d'être entendus", regrettent les manifestants.

Le personnel demande des garanties à la direction

"Une série de réunions de travail sur l’organisation projetée a été imposée par la direction des ressources humaines (DRH) et l’encadrement médico administratif. Non sans ressentir une forme de pression, l’équipe a répondu présent mais toujours en précisant que cette participation ne correspondait en aucun cas à une validation du processus. La tenue régulière de conseils de maternité a été l’unique réponse faite. Ces rencontres seront l’occasion de faire circuler les informations et sont une base de communication nécessaire et répondant à un manque certain. Cependant ces solutions ne répondent absolument pas à notre demande de maintien des effectifs et des lits dans notre unité" indique l'équipe soignante dans un communiqué. Le personnel demande des garanties sur la pérennité d'une prise en charge de qualité, sur la sécurité des patients et des soignants, et la pérennité des effectifs. Si ces conditions ne sont pas réunies, le personnel estime qu'il y aurait un risque de voir "la qualité de la prise en charge se détériore".

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