Transports : une navette du futur bientôt à Lyon

Une navette sans conducteur, 100 % autonome et 100 % électrique devrait bientôt être expérimentée à Lyon. « Navya Arma » doit relier le tramway T1 au sud de la Confluence à partir du mois de juin. Ce transport du futur a été présenté sur le site de l’ancien Marché-Gare cette semaine.

Déjà habitués depuis 25 ans au métro sans conducteur, les Lyonnais pourraient bientôt s’essayer à une nouvelle expérience : une navette autonome, électrique et sans conducteur. Avec « Navya Arma », ils pourraient devenir les premiers utilisateurs de ce microbus d’un genre nouveau.

Présenté mercredi sur le site de l’ancien Marché-Gare, ce service devrait être gratuit pour les utilisateurs dès le mois de juin prochain, selon les espérances de la société Navya. Encore en phase de commercialisation, tout est cependant au point sur le point technique.

Christophe Sapet, président de la société Navya, espère bien trouver rapidement un accord avec la Métropole de Lyon et obtenir ainsi les autorisations pour une mise en circulation cet été. Deux à trois véhicules devraient d’abord circuler entre l’arrêt de tramway de Montrochet et le sud du quartier Confluence.

Des technologies de pointe pour un transport innovant

La navette, qui se veut être au service de la mobilité tout en étant éco-responsable, espère répondre à l’augmentation du trafic urbain.

Le microbus accueillera jusqu’à 15 passagers, dont 11 places assisses. Il ne dépassera pas les 45km/h. Les trajets courts sont privilégiés même si l’autonomie des batteries est de 24 heures.

Ce moyen de transport du futur est équipé de la dernière génération de capteurs, capables de détecter les obstacles, de déterminer un itinéraire et de le suivre. Le coût d’entretien serait également de 20 à 30 % moins cher que pour les bus classiques.

Un projet longuement mûri

Débuté dès 2004 par la société Induct, un premier prototype est présenté en mars 2013. En raison de difficultés financières, les actifs sont repris en 2014 par la société Navya avec l’aide de Robolution Capital, un fonds d’investissement présidé par Bruno Bonnell. C’est finalement en octobre 2015 que le premier véhicule totalement autonome est lancé.

Actuellement la société emploie une cinquantaine de salariés, répartis entre les régions de Lyon et de Paris. La navette a ainsi été développée en partie à Brignais, tandis que le siège lyonnais de la société se situe à Villeurbanne.

« Navya Arma » a pour l’heure déjà été vendue à CarPostal, une société de transport suisse. Six véhicules doivent ainsi desservir prochainement un site industriel du pays.

Si le Sytral a abandonné le projet de bus hybride, eux aussi comptent bien se lancer dans le développement du 100 % électrique.

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1 commentaire
  1. d - 12 février 2016

    Un projet longuement mûri et non 'Un projet longuement mûrit ' Merci pour mes yeux

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