Tickets de caisse : un arrêté anti-bisphénol A début 2014

Le ministre de l'Environnement, Philippe Martin l'a annoncé vendredi 18 octobre à Lyon. L'interdiction des tickets thermiques produits aux caisses des magasins et contenant du bisphénol A sera promulguée dès le début d'année prochaine. Une période d'adaptation est prévue.

Philippe Martin avait réservé son annonce pour la clôture des premières "Rencontres chimie-santé environnementale", organisées à Lyon, vendredi 18 octobre. Une journée exceptionnelle de présentation et d'étude comparée des modèles de lutte contre la pollution chimique, développée à l'initiative du Réseau environnement santé et de la Région Rhône-Alpes. Les chercheurs invités, français et américains, faisaient le point sur la gestion rationnelle des produits chimiques, les mécanismes de toxicité et les perturbateurs endocriniens. Ces substances interdites dans les biberons et les emballages alimentaires parce qu'elles produisent une modification de la fonction hormonale.

Un arrêté d'interdiction début 2014

Le ministre de l'Environnement, Philippe Martin intervenu en fin de colloque par message vidéo a indiqué vouloir aller plus loin aujourd'hui dans "la stratégie nationale de lutte contre les perturbateurs endocriniens". Il a annoncé qu'il promulguerait leur interdiction dans le tickets de caisse en début d'année prochaine avec une période d'adaptation. "Cela signifie que le ministre prendra certainement un arrêté d'interdiction des Bisphénols A dans les tickets thermiques, avec une période d'adaptation pour les utilisateurs et les commerces", a précisé Alain Chabrolle, vice-président écologiste à la région Rhône-Alpes, organisateur du colloque.

Après la dernière mise en garde de l'Agence nationale de l'alimentation et de l'environnement (Anses), Delphine Batho, prédecesseur de Philippe Martin boulevard Saint-Germain, avait annoncé vouloir déposer une demande à Bruxelles pour interdire les bisphénols A dans le cadre de la réglementation REACH sur les produits chimiques. "Il est indispensable que les industriels s'engagent dans une démarche de substitution de cette substance en portant une grande attention à l'innocuité des substituts auxquels ils auront recours" précisait en avril le ministère. Il semble que le nouveau ministre de l'écologie n'attendra pas l'Europe pour agir.

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