Se tromper est humain, persévérer est diabolique

Etant donné que 40 % du financement d'un Airbus proviennent des établissements bancaires, l'idée serait d'aider les banques à financer les compagnies aériennes clientes d'Airbus. Le journal explique ainsi qu'il s'agirait de "trouver des crédits relais pour empêcher les compagnies aériennes de se désister en invoquant la difficulté à lever des fonds".
La décision de Nicolas Sarkozy serait triplement irrationnelle.
Les Airbus ne sont construits qu'à 31 % par des salariés en France... L'aide économique profitera encore plus à des pays européens. Pour le moins, un partenariat avec ces mêmes pays aurait été utile, au prorata des salariés, pour prendre en charge le coût économique de la mesure.
Les chiffres annoncés fin mars par la société, premier constructeur mondial, étaient extraordinairement bons : Airbus avait livré 5 140 avions à près de 250 clients et 8 833 avions lui ont déjà été commandés. Soit 3 693 avions à livrer, et plus de six années de production. Un ralentissement n'est pas immédiatement inquiétant. Si l'on aide des sociétés qui marchent bien, quel moyen financier restera-t-il pour les autres ? Et comment le contribuable va-t-il payer tout cela ?
Surtout, et c'est la plus grave des erreurs, après la relance par l'automobile, la relance par les avions tourne définitivement l'idée de construire une économie respectueuse de l'environnement. A quoi cela sert de développer des secteurs économiques consommateurs d'énergie, responsables de la demande accrue de carburant, de l'augmentation du réchauffement climatique, du prix des matières premières.... et par voie de conséquence, de la crise économique elle-même ?
La relance de l'économie doit se faire autour des secteurs de la santé, des transports collectifs, du logement, des économies d'énergie et des projets de protection de l'environnement.
Etienne Tête (Les Verts), conseiller régional

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