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Rhône-Alpes, 14e région la plus déprimée de France

Une étude menée par le cabinet IMS Health compare la consommation d’antidépresseurs dans les 22 régions françaises. Les zones rurales sont les plus touchées.

Rhône-Alpes n'est pas la plus à plaindre. La région est à la 14e place des régions les plus consommatrices d'antidépresseurs en 2013. C'est le résultat de l'étude "Dépression et Territoires" menée par IMS Health. Ce cabinet s'est spécialisé dans la collecte de données à destination du milieu médical et de l'industrie pharmaceutique.

Avec 6,27 doses journalières d’antidépresseurs par habitant, Rhône-Alpes se place juste au-dessus de la moyenne nationale, à savoir 6,21 doses quotidiennes par habitant. Ce n'est rien face au top 3 du tableau : le Limousin (9,95 doses/jour/hab.) l'Auvergne (7,89 doses/jour/hab.) et Poitou-Charentes (7,29 doses/jour/hab.).

Les zones rurales sont en effet les plus sujettes à la dépression, surtout lorsque d'autres facteurs interviennent, comme la vieillesse, la solitude ou le handicap. Ainsi, malgré l'atmosphère parfois stressante des pôles urbains, ceux-ci semblent échapper à une consommation excessive de médicaments psychotropes. L'Ile-de-France est en effet à l’avant-dernière place du classement, avec 5,26 doses quotidiennes par habitant.

En outre, l'étude souligne que "certains facteurs sociaux démographiques majeurs apparaissent comme non corrélés avec le niveau de consommation d'antidépresseurs"  : le taux de chômage, le taux de la population avec droits au RSA et le taux de familles monoparentales.

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