Retraite : une manifestation pour "bousculer" l'intersyndicale

400 à 500 personnes ont défilé ce jeudi contre la réforme des retraites. Une pré-chauffe en somme avant la journée de samedi, orchestrée par des organisations "radicales".

Deux jours avant la manifestation intersyndicale, s’est tenu à Lyon un rassemblement organisé par plusieurs organisations syndicales (CNT, CGT-Vinatier, CGT-Précaires et Privés d’emploi, FSE, Solidaires) rejointes par le NPA. Démarrant place des Terreaux, le cortège - 400 personnes selon la police, 500 selon les organisateurs - a stationné devant la préfecture avant de s’arrêter sous les fenêtres d’une antenne de Malakoff Médérick, le groupe spécialisé dans les retraites complémentaires et bientôt dirigé par le frère de Nicolas Sarkozy, Guillaume Sarkozy. La manifestation s’est finalement dispersée place de l’Europe. L’ambiance était assez calme, malgré ce qu’aurait pu laisser présager la centaine de policiers présents sur place.

Interrogé sur les raisons de cette manifestation avant la manifestation, un militant répond trouver parfois l’intersyndicale un peu "bureaucratique" et désirer la "bousculer" avec des mouvements locaux comme celui-là. Les manifestants affirment tous ne plus seulement manifester contre la réforme du régime des retraites mais plus généralement contre une politique gouvernementale qu’ils jugent "répressive et autoritaire". Ainsi devant la préfecture des slogans "libérez nos camarades" sont entonnés, en référence aux arrestations, qualifiées d’injustes, survenues fin octobre à Lyon. Un représentant de Solidaires s’adresse à la foule pour annoncer la création d’une permanence chaque mercredi veillant à recueillir les plaintes de ceux qui ont été “enfermés” à Bellecour le jeudi 21 octobre. Les jeunes, majoritaires dans le cortège, viennent de Lyon 2, de l’IEP, de l’ENS … Ils considèrent que ce retour de vacances constitue une période charnière où leur rôle est primordial en tant que relais des salariés, essoufflés par les longues semaines de mobilisation. A quelques exceptions près, les lycéens sont absents.

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1 commentaire
  1. Yvan, de Lyon - 5 novembre 2010

    Quelque soit le type de pouvoir, un contre-pouvoir est indispensable.Surtout, lorsque le pouvoir en question, de deux organisations syndicales, est aux ordres d'un autre pouvoir.Pouvoir, qui n'est pas celui de la rue, des militants et des adhérents.

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