Prêtre Lyon 2e : "Pas une affaire de pédophilie"

Une enquête visant un prêtre du 2e arrondissement classée sans suite en 2006 a été réactivée ce jeudi. Elle aurait cependant peu de chances d'aboutir.

Une enquête ouverte en 2006 et visant un prêtre du 2e arrondissement a été relancée par la justice après que de nouveaux témoignages ont été révélés, annonçait M6Info ce jeudi. Une information depuis confirmée à Lyon Capitale par une source proche de l'enquête. Les investigations portent sur des faits d'exhibitionnisme et d'agression sexuelle.

Des faits "insuffisamment qualifiés"

Mais la procédure aurait peu de chances d'aboutir, ajoute cette source, confiant que "les faits seront certainement insuffisamment qualifiés". L'avocat du prélat visé estime pour sa part "surprenant qu'une enquête portant sur des faits aussi anciens puisse être réactivée". Cela pour une question de "prescription évidente", mais aussi parce que l'affaire a déjà été classée sans suite en 2006, avant sa réouverture sur la base de nouveaux témoignages ce jeudi. Il ajoute que son client "ne souhaite pas se cacher derrière la prescription" et assure qu'il continuera de tenir ses offices dans sa paroisse.

"Pas une affaire de pédophilie"

L'avocat déplore par ailleurs l'amalgame avec les scandales de pédophilie qui secouent l'Église lyonnaise. Il évoque "une catastrophe pour [s]on client, qui se retrouve pris sous le feu médiatique d'une affaire qui touche le diocèse mais avec laquelle il n'a rien à voir". "On n'est pas dans une affaire de pédophilie", rappelle l'avocat. Et de préciser que les faits, remontant à "1995-1996",sont intervenus entre "deux jeunes gens" à l'époque. "La jeune fille qui a porté plainte en 2006 avait 16-17 ans à l'époque. Et mon client était alors un jeune séminariste d'une vingtaine d'années", explique-t-il à Lyon Capitale.

Selon sa fiche sur l'annuaire du diocèse, le prélat avait 27 ans au moment des faits, la première plaignante 16 à 17 ans donc. La majorité sexuelle est atteinte à 15 ans, 18 lorsqu'il y a une relation d'autorité. Dans le cas présent, on ne peut donc pas parler de pédophilie.

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut