Pollution vu depuis la tour oxygène © Tim Douet

Pollution à Lyon : pourquoi déclencher seulement l'alerte 1 ?

Suite à un épisode de pollution de l'air à l'ozone dans le bassin lyonnais / Nord-Isère, la préfecture vient de déclencher l'alerte niveau 1. Pourquoi ne va-t-elle pas plus loin ?

Sans attendre que les seuils soient atteints, Pascal Mailhos, préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes, a décidé d'enclencher l'alerte niveau 1 "information-recommandation" suite à un épisode de pollution de l'air à l'ozone. Aucune mesure contraignante n'est mise en place pour l'instant. Les personnes vulnérables sont invitées à limiter leur déplacement et activité intense. Celles qui sont sensibles à ne pas sortir durant les après-midis et de limiter leurs activités sportives intenses. Le reste de la population "n'a pas vocation à modifier ses activités habituelles".

D'autres recommandations sont données comme utiliser les modes de transport "permettant de limiter le plus possible les émissions de polluants : vélo, transports en commun, co-voiturage". Les entreprises sont invitées à adapter les horaires de travail et faciliter le télétravail.

Une évolution prochaine du cadre légal

Face à la situation actuelle, ces mesures peuvent paraître légères. Il s'agit néanmoins déjà d'une anticipation puisque les seuils légaux permettant des interdictions ou mesures plus contraignantes ne sont pas encore atteints. Ainsi, même si du côté de la préfecture, on affiche la volonté de pouvoir mettre en place des outils comme la circulation différenciée ou une limitation de l'activité industrielle. Selon nos informations, une vaste concertation est en cours pour faire évoluer le cadre légal. Elle devrait permettre à la préfecture de prendre des mesures plus rapidement en cas de pic de pollution. Ce cadre pourrait être mis en place d'ici la fin de l'année. En attendant, c'est l'ancien qui prime, avec son inertie plus importante.

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