Pollution à la Croix-Rousse : les quais particulièrement touchés

Une réunion publique sur la pollution à la Croix-Rousse a été l'occasion de dévoiler une étude menée par Air Rhône-Alpes. Selon l'observatoire de la qualité de l'air, ce n'est pas tant le tunnel qui pose problème mais le trafic sur les quais des deux fleuves.

Hier soir, une réunion publique avait lieu à la mairie du 4e, en présence du maire David Kimelfeld et de représentants de l'observatoire Air Rhône-Alpes (ARA). Les débats ont porté sur l’état de la pollution à la Croix-Rousse, notamment après un rapport d'ARA le mois dernier indiquant un taux anormalement haut de dioxyde d'azote, un gaz polluant, dans la cour de l'école Michel-Servet.

La réunion a été l'occasion pour les représentants d'ARA de présenter les résultats partiels d'une nouvelle étude de 200 000€, financée par l’État et la métropole, portant sur la pollution au nord de la presqu'île. "Ce qu'il ressort pour l'instant de l'étude, c'est que le côté Saône est moins pollué que le côté Rhône, explique Marie-Blanche Personnaz, directrice générale de l'observatoire. Il faut savoir aussi que ce n'est pas tant le tunnel qui est responsable de la forte pollution dans ces zones mais plutôt la circulation sur les quais."

Sur les quais, une pollution bien supérieure au seuil européen

L'étude montre que l'origine du dioxyde d'azote (révélateur de présence d'ozone et responsable de la pollution de l'air au côté des particules) provient pour deux tiers des transports. "Et 50 % de ces deux tiers est issu des poids lourds et des véhicules utilitaires légers", précise Marie-Blanche Personnaz. Aux alentours de la Croix-Rousse, des poches de dioxyde d'azote se sont formées, de par la présence de la colline et de la circulation sur les quais, qui empêchent l'air de circuler. Dans certaines zones, que sont en train de cartographier ARA, le seuil fixé par l'Union européenne de 40 microgrammes par mètre cube d'air est largement dépassé. Il est ainsi de 56µg aux sorties directes du tunnel, de 53µg le longs des quais de la Saône, de 56µg près de ceux du Rhône et de 63µg dans la cour de l'école Michel-Servet.

Celle-ci est désormais condamnée. La réunion publique d'hier a visé à donner d'autres pistes aux résidents du 1er et du 4e arrondissement pour trouver des solutions, en lien avec les pouvoirs publics. "Il faut végétaliser les zones où la pollution s'accumule, ne pas vivre à ces endroits. On peut aussi fluidifier le trafic sur les quais, évoque Marie-Blanche Personnaz. En évitant les fausses bonnes idées comme les feux rouges !" Quant au tunnel, son épuration est impossible, "on ne sait pas faire".

1 commentaire
  1. bruitdevert - jeu 9 Juil 15 à 15 h 55

    Le quai Lassagne et le cours d'Herbouville sont totalement délaissés à la circulation automobile, ce sont de vrais défouloirs ; vitesse délirante, feux tricolores non respectés, courses de motos, circulation anarchique et dangereuses des vélos sur les trottoirs....les élus ne font strictement rien !Gérard Collomb préfère évoquer les centrales à charbon polonaises plutôt que d'envisager une seconde réguler la circulation automobiles...normal la voiture c'est de sa génération. Quant à M. Kimelfeld pour l'instant à part des déclarations d'intention, c'est pas mieux. A Paris on prend des mesures, à Lyon...R I E N ....Pendant ce temps les enfants et les adultes respirent une pollution hors normes....tout va bien ! La pollution c'est #onlyLyon

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut