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Périscolaire : une organisation encore mal rodée

La mairie de Lyon souhaitait réagir ce vendredi après qu’un élève de maternelle est sorti seul de l’enceinte de son école la semaine dernière. L’événement soulève nombre de questions quant à l’encadrement des activités périscolaires prévues dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires.

Ce vendredi matin, la Ville de Lyon réagit après l’incident jugé “extrêmement grave” de la semaine dernière. Un petit garçon de 2 ans et demi a échappé à la vigilance des animateurs du centre de loisirs Presqu’île/Confluence et est sorti de l’enceinte du groupe scolaire Germaine-Tillion (Lyon 2e). La mère, affolée, a finalement retrouvé son enfant vingt minutes plus tard au centre commercial Confluence. Un moment d’intense angoisse relaté par Le Progrès, qui l’a décidé à retirer son garçon du centre de loisirs pour le moment, dans l’attente de mesures supplémentaires en rapport avec la sécurité.

Le problème ne date pourtant pas d’hier. Le 5 septembre puis le 25, la Ville avait déjà été alertée concernant des failles dans l’organisation au sein de certains accueils de loisirs : des parents non informés du lieu de sortie des enfants ou encore une allée au sein de l’établissement qui n’était pas close. Mais l’incident de la semaine dernière pointe de nouveau les manquements en termes d’organisation, pourtant relevés par de nombreux parents d’élèves.

Une organisation à revoir

Les activités périscolaires qui, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, ont lieu tous les vendredis après-midi à Lyon, sont sous la responsabilité des directeurs et directrices de centres d’accueil de loisirs. C’est à eux d’organiser les groupes d’enfants, les activités mais également le parcours qu’ils empruntent pour rejoindre leurs parents à 16h30. À eux aussi de vérifier la fiabilité du dispositif et la sécurité durant l’après-midi.

Pour Anne Brugnera, l'adjointe au maire de Lyon en charge de l’éducation, “la MJC Presqu’île/Confluence a l’expérience nécessaire pour gérer ce genre d’activités”. Il s’agirait donc d’un événement exceptionnel, mais “à ne pas minimiser pour autant”. La procédure et le fonctionnement de cet accueil de loisirs est donc à reprendre de A à Z. Pour le moment la mairie centrale n’a pas de détails concernant des sanctions éventuelles du personnel encadrant. En revanche, Anne Brugnera l’assure, “un rappel à l’ordre des consignes a été fait”.

Renvoi de responsabilité

De son côté, la Ville de Lyon rejette toute responsabilité directe dans l’incident. Les MJC et les centres de loisirs ont le soin de gérer les activités prévues par la réforme et “chaque accueil a des consignes particulières”, affirme l’adjointe en charge de l’éducation. Bien qu’elle subventionne en partie le centre de loisirs, la Ville n’est “pas le responsable de l’accueil de loisirs”. La réforme des rythmes scolaires donnait pourtant la possibilité aux maires d’organiser eux-mêmes le temps périscolaire. Bien sûr, la mairie centrale sait qu’elle est le garant de l’organisation générale et donc juridiquement impliquée dans la mise en place concrète de la réforme. Mais, de nouveau, elle n’intervient pas dans le déroulé concret des activités de loisirs. Un renvoi de responsabilité qui n’aide pas les parents à y voir plus clair. Pour le moment, deux autres élèves ont également été retirés du périscolaire en attendant un encadrement plus ferme des activités du vendredi après-midi.

1 commentaire
  1. foetusman - dim 19 Oct 14 à 15 h 38

    Les communes se sont empressées de faire comme le gouvernement : balancer la gestion du BOR**L à un échelon inférieur, ici un centre de loisir... Et maintenant ils s'en lavent les mains, ils ont un fusible !

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