Lyon-Turin_image-gauche

Lyon-Turin : EELV dans le sillage du rapport de la Cour des comptes

Après la publication la semaine passée du rapport de la Cour des comptes qui a indiqué que le financement de la ligne Lyon-Turin et du canal Seine-Nord était “largement hors de portée budgétaire et très préoccupant pour l’équilibre futur des finances publiques”, le groupe Europe Écologie – Les Verts (EELV) Rhône-Alpes a réagi dans un communiqué .

Comme pour la centrale nucléaire d’Hinkley Point, l’État engage des collectivités et entreprises publiques dans des projets non financés. Pour le Lyon-Turin, à terme, c’est toute la structure de financement des infrastructures de transport en France qui est menacée”, s’est indigné Jérôme Cucarollo, porte-parole d’EELV Rhône-Alpes.

Selon lui, “si l’État voulait vraiment développer le fret ferroviaire entre la France et l’Italie, c’est déjà possible par le tunnel du Montcenis utilisé à moins de 20 % de sa capacité aujourd’hui, dont l’élargissement pour faire passer les plus gros trains de marchandises a coûté 1 milliard d’euros au contribuable.

“Quelles sont les logiques derrière cet acharnement à réaliser ce projet inutile et coûteux, si ce n’est de faire des cadeaux aux banques et au BTP ? L’État et les collectivités qui soutiennent encore le projet du Lyon-Turin doivent arrêter de jouer contre les usagers du rail et l’intérêt général”, a conclu le porte-parole EELV.

Dans son rapport, la Cour des comptes avait indiqué que les deux projets “de ligne Lyon-Turin et de canal Seine-Nord, dont l'intérêt et le financement d'ensemble ne peuvent se déduire de la seule hypothèse de cofinancement européen, paraissent largement hors de portée budgétaire, non seulement en 2019, mais également au-delà”.

à lire également
Grand Lyon – conseil de la métropole © Tim Douet
Ce lundi 27 juillet, se tient le deuxième Conseil Métropolitain depuis l’élection des élus au suffrage universel direct. Après une matinée consacrée aux désignations de représentants du Conseil dans le cadre de différents projets, deux dossiers ont ensuite animé les débats : ceux des délégations d’attributions du Conseil vers la commission permanente et d'une augmentation des indemnités des vice-présidents.
Faire défiler vers le haut